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3/17/2009 CalypsoneCalypsone fut la compagne de Loup Blanc, voici sa légende.
![]() L'histoire que je vais vous raconter remonte à la nuit des temps. A cette époque, la terre était recouverte de vastes forêts sans fin, certaines étaient inextricables et les voyageurs égarés retrouvaient rarement leur chemin. En ces temps là, les loups vivaient nombreux, ils formaient des clans très hiérarchisés, intelligents, forts et courageux, ils n'avaient d'autres ennemis que les hommes. ![]() Les hommes quant à eux nourrissaient une haine profonde envers les loups et lorqu'ils se trouvaient face à face, il était rare que tous deux survivent à cette rencontre. ![]() ![]() A peine l'enfant des hommes marchait, qu'il avait appris à haïr le loup. Chaque décennie écoulée, les loups, uniquement les chefs de clan et quelques élus entreprenaient le grand voyage. De toutes les régions du Nord de l'hémisphère, ils convergeaient en un même lieu, une vaste clairière au centre d'une forêt profonde et noire, quelque part dans un pays que l'on appellera plus tard la FRANCE. ![]() Certains venaient de très loin, c'était le grand rassemblement au cours duquel les loups mâles et femelles encore solitaires allaient sceller une nouvelle alliance, ils venaient là trouver le compagnon d'une vie. Les chefs partageaient leur savoir et les jeunes bâtissaient leur descendance. ![]() ![]() Cette année là, LOUPBLANC, chef de clan encore solitaire venait pour y trouver une compagne, chemin faisant il pensait au lourd secret qui était le sien. Quelques mois plus tôt, au cours d'une chasse, il avait découvert une jeune femme évanouie dans la neige fraîche. Il s'était approché d'elle doucement, avec méfiance comme on lui avait toujours appris, de longues minutes s'étaient écoulées ainsi, quand soudainement la jeune femme bougea, elle entrouvrit les yeux et loin d'être terrifiée par la vue du loup, elle lui sourit. ![]() Elle tendit une main et caressa la fourrure de l'animal, celui-ci accueillit cette marque d'affection d'abord avec surprise puis bientôt avec plaisir. Sans savoir qu'il pouvait la comprendre, elle lui expliqua sa peur lorsqu'elle s'était vue égarée dans la forêt, en entendant du bruit, elle s'était mise à courir sans voir une grosse branche qui barrait le chemin, elle avait trébuché lourdement et s'était évanouie. Tout en lui parlant elle n'avait cessé de le caresser. Elle le regarda droit dans les yeux et lui demanda de l'emmener jusqu'au village, seule dit-elle, je ne retrouverai jamais ma route. LOUPBLANC s'exécuta, il la reconduisit jusqu'à l'entrée du village et longtemps il resta là, à la regarder partir, même lorsqu'il ne pouvait plus la voir.
De retour dans la tanière du clan, il comprit qu'il ne serait plus jamais le même, jamais plus il ne verrait les hommes de la même manière. ![]() Il se prit même à revenir guetter l'entrée du village dans l'espoir de l'apercevoir. A de nombreux kilomètres de là, une louve et son frère cheminaient au côté d'un chef de clan, ils faisaient eux aussi route vers le grand rassemblement. La louve CALYPSONE venait y faire alliance, elle l'espérait depuis longtemps mais depuis l'été dernier, elle était habitée par la peur, son chemin avait croisé celui d'un gentilhomme blessé, au lieu de le dénoncer à la meute comme il se doit, elle l'avait caché, recouvert de feuilles et de branchages et l'avait nourri jusqu'à ce qu'il puisse se débrouiller seul. ![]() ![]() L'homme n'avait jamais manifesté la moindre crainte face à la louve, au contraire il aimait à lui parler, à la caresser, il lui faisait des confidences comme il l'aurait fait à un des ses semblables. Il rêvait d'un monde où les hommes et les loups feraient la paix, un monde où la haine de l'autre n'existerai plus. Un soir alors que Calypsone venait le retrouver, il était parti en laissant sur le sol son écharpe, un peu de son odeur qu'elle prit plaisir à renifler. Souvent, depuis lors, elle venait s'allonger au pied de l'arbre qui avait été le témoin de leur amitié. ![]() La clairière sacrée était prête, tous les participants s'étaient rassemblés en plusieurs cercles, au milieu se trouvaient les solitaires, il était de coutume de s'observer et lorsqu'un loup mâle trouvait une louve à sa convenance, il s'avançait au milieu du cercle, puis de là en rampant il se dirigeait vers l'élue. Ce soir sacré, lorsque CALYPSONE aperçu LOUPBLANC, elle reconnut immédiatement le compagnon qui habitait ses rêves, celui qu'elle avait toujours attendu. Aussi, bousculant toutes les règles, elle s'avança vers lui, sans crainte, le regardant au fond de ses prunelles dorées. LOUPBLANC, comme s'il avait toujours su ce qui allait arriver, accepta CALYPSONE comme compagne sans se formaliser de la façon cavalière qu'elle avait utilisée pour arriver à ses fins. ![]() La nuit même leur union fût scellée. Le grand sage donna son accord après avoir vérifié qu'ils n'appartenaient pas au même clan et que leurs deux statures s'harmonisaient entre elles. La louve fit ses adieux au clan qui l'avait vu grandir et se prépara au voyage de retour. Leur périple fût sans histoire. Inconsciemment ou pas, LOUPBLANC construisit leur gîte non loin de l'endroit où il avait découvert la jeune femme l'hiver dernier. Au printemps de l'année qui suivit, CALYPSONE donna naissance à deux louveteaux, un mâle et une femelle. Avant de mettre bât, elle avait avoué à LOUPBLANC le parjure qu'elle avait fait à sa race en cachant et en nourrissant un humain. LOUPBLANC lui avait à son tour confié son secret et depuis lors ils ne formaient plus qu'un. ![]() Une nuit, ils furent réveillés par des cris qui les fit sortir de leur tanière, ils aperçurent au loin une fumée épaisse, un incendie embrasait le ciel. Les cris durèrent longtemps et au petit jour une odeur âcre parvint jusqu'à eux. La magie des loups en ces temps là était grande et leur haine des humains encore plus grande, plusieurs clans s'étaient unis pour détruire un village qui avait tué plusieurs des leurs. Ceux qui n'avaient pas péris dans l'incendie, furent dévorés pas les loups. ![]() LOUPBLANC rassembla sa compagne et ses petits et décida de s'éloigner à tout jamais de ces contrées barbares, il voulait un monde différent pour sa descendance. Au même moment, un homme et une femme, seuls survivants du massacre fuyaient eux aussi l'horreur de la nuit. La légende dit que la route des loups croisa celle des humains Que LOUPBLANC reconnu la jeune femme qu'il avait secouru de même que CALYPSONE reconnu l'homme comme étant celui qu'elle avait caché dans les bois. ![]() On dit aussi qu'ils firent chemin ensemble jusqu'à une grande clairière. Uniquement avec leur courage, ils bâtirent un monde nouveau où tous ceux qui vivaient sans haine furent les bienvenus. Les humains comme les loups... ![]() " Loup blanc fût à l'origine d'une nouvelle race de loups, plus proche de l'homme et qui bien des années plus tard donnera naissance à cette race de loup civilisé que l'on appellera LE CHIEN " 3/16/2009 Amerindiens du QuebecLES AUTOCHTONES AU QUEBEC DE NOS JOURS
Du nord au sud du Québec, trois grandes familles linguistiques réunissent 11 nations distinctes :
Les Algonquiens
sont nomades de tradition. Ces nations vivent sur des territoires qui s'étendent à toute la forêt boréale, d'ouest en est, depuis la baie James jusqu'à la pointe de la Gaspésie. Cette famille linguistique regroupe huit nations : les Abénaquis, les Algonquins, les Atikameks, les Cris, les Innus (Montagnais), les Malécites, les Micmacs et les Naskapis.
Les Iroquoiens,
qui étaient semi-sédentaires, occupaient la plaine fertile du Saint-Laurent, là où se sont développés les grands centres urbains qu'ils côtoient aujourd'hui. Cette famille regroupe deux nations : les Hurons-Wendat et les Mohawks. Leur alimentation reposait sur la culture du maïs (blé d'Inde) Les Inuits sont établis au nord du 55è parallèle dans le Nunavik dans une région de toundra arctique.
LES MOHAWKS -"Kwe Kwe" (bonjour)
Histoire : Membres de la "Confédération des Cinq Nations" iroquoiennes, les Mohawks formaient une nation dont la force s'appuyait sur une organisation sociale très structurée et une tradition sédentaire empreinte de spiritualité. Leurs territoires s'étendaient sur une grande partie de la Nouvelle-Angleterre. Aujourd'hui, ils se situent entre le Québec, l'Ontario et l'état de New York. Leur capacité de travailler en hauteur (sur des chantiers de grand pont ou de gratte-ciel) est devenue une légende dans toute l'Amérique. On peut nommer parmi ces derniers : le Pont Victoria de Montréal, le Pont de Québec, l'Empire State Building et le World Trade Center de New York.
Population et langue : la nation mohawk est une des plus populeuses nations du Québec avec ses quelques 15 500 membres. La plupart résident à Kahnawake, Akwesasme et Kanesatake.15% de la population parle la langue ancestrale. L'anglais est la langue employée habituellement.
Communautés : Akwesasne, Kahnawake, Kanesatake (env. 15 500 mohawks**)
LES HURONS-WENDAT - "Te8etsionnonk8annion" (le "8" se prononce "ou")
Histoire : Originaires des Grands Lacs, les Hurons-Wendat sont venus s'installer dans la région de Québec en 1650. Le nom de "Huron" leur a été donné par les européens du fait de leur coiffe en forme de hure, tandis que "Wendat" signifie les gens de l'île. La nation wendat a connu une période de grande prospérité lors des échanges entre amérindiens et européens pour la traite des fourrures
Population et langue : la nation huronne est essentiellement regroupée à Wendake, en banlieue de la ville de Québec. La communauté comprend environ 2 900 personnes. Les hurons parlent avant tout le français.
Communautés : Wendake (env. 2900 hurons-wendats**)
LES INUITS - "Aï"(bonjour)
Histoire : Les Inuits seraient arrivés il y a quelque 6000 ans. Au Québec leur pays ancestral est le Nunavik "la très grande place où l'on vit", situé au nord du 55e parallèle entre la baie d'Hudson et le Labrador. Ce peuple ingénieux organise depuis des générations son mode de vie en fonction d'un climat rigoureux, ainsi que d'une faune et d'une flore bien spécifiques.
Population et langue : Inuit qui signifie "homme" est désormais le terme pour désigner ceux que l'on appelait autrefois Esquimaux "mangeurs de viande crue". Ils sont 9 400 à vivre majoritairement dans 14 villages du Nunavik. Tous parlent l'inuktitut, maîtrisent l'anglais et de plus en plus le français.
Communautés : Akulivik, Aupaluk, Chisasibi, Inukjuak, Ivujivik, Kangiqsualujjuaq, Kangiqsujuaq, Kangirsuk, Kuujjuaq, Kuujjuarapik, Puvirnituq, Quaqtaq, Salluit, Tasiujaq, Umiujaq (env. 9 400 inuits**)
LES MONTAGNAIS (INNUS) - "Kuei kuei"(bonjour)
Histoire : Les Montagnais tiennent leur nom des européens qui désignaient ainsi ces habitants des petites montagnes de la Côte-Nord, avec lesquels ils entretenaient de nombreux échanges. Entre eux, les Montagnais se sont toujours appelés "Innus" signifiant "homme véritable". Peuple nomade de chasseurs, pêcheurs et cueilleurs, les Innus se déplaçaient traditionnellement de leurs campements d'été situés sur le littoral nord du Saint-Laurent vers leurs riches territoires de chasse au coeur du Québec-Labrador. Population et langue : Les Innus (Montagnais) représentent la nation amérindienne la plus populeuse au Québec avec ses quelques 14 500 personnes. Ils vivent en grande majorité dans 9 communautés réparties sur la Côte-Nord et le lac Saint-Jean. En plus du français, la langue innue est parlée par presque tous les Montagnais.
Communautés : Betsiamites, Essipit, La Romaine, Mashteuiatsh, Matimekosh-Lac-John, Mingan, Natashquan, Pakuashipi, Uashat-Maliotenam (env. 14 500 innus**)
LES ABENAQUIS - "Kuaï kuaï"(bonjour)
Histoire : Poussés au XVIIe siècle hors de leurs territoires ancestraux situés en Nouvelle-Angleterre et dans le Maine, les Abénaquis sont venus s'installer définitivement au Québec. Ils y ont fondé les deux communautés que l'on retrouve aujourd'hui sur la rive sud du Saint-Laurent, à hauteur de Trois-Rivières, Odanak "chez nous" et Wolinak "la baie".
Population et langue : Rassemblée sous son vrai nom d'origine "Wabanaki" qui signifie "le pays du soleil levant", la nation abénaquis compte aujourd'hui 1 985 membres dont seulement 20% habite les deux communautés. Tous parlent le français, quelques personnes âgées parlent encore la langue abénaquis.
Communautés : Odanak, Wolinak (env. 1 985 abenakis**)
LES MICMACS - "Welta'sualul"(bonjour)
Histoire : A l'embouchure du Saint-Laurent, porte maritime du du Québec, les Micmacs furent les premiers à rencontrer au XVIe siècle les nouveaux arrivants européens. Leur habileté à la pêche et à la navigation en ont fait de précieux alliés des Français avec lesquels ils ont participé à plusieurs batailles. De nos jours les Micmacs entretiennent les sites ancestraux pour le tourisme et la pratique de la traditionnelle pêche au saumon.
Population et langue : Parmi les 4 600 Micmacs que compte actuellement le Québec, presque 60% réside au sein des deux communautés de Listuguj et Gesgapegiag, la troisième Gaspé, n'ayant pas de territoire attitré. Quelque 15000 autres Micmacs vivent au Nouveau-Brunswick, sur l'île-de-Prince-Edouard et en Nouvelle-Ecosse. De cette population, 40% parle toujours sa langue ancestrale.
Communautés : Gaspé, Gesgapegiag, Listuguj (env. 4 600 micmacs**)
LES ALGONQUINS - "Kwe"(bonjour)
Histoire : Leur territoire traditionnel s'étend du lac des Deux-Montagnes, dans la région de Montréal, jusqu'en Abitibi-Témiscamingue et l'Ontario, où ils exerçaient le contrôle sur l'Outaouais, la principale route des fourrures. L'environnement de ce peuple nomade fut largement perturbé au début du XXe siècle, alors que colons, prospecteurs et bûcherons affluèrent en Abitibi. Le terme "Ashinabe" qui signifie "vrai homme" est également utilisé par les Algonquins.
Population et langue : Les Algonquins du Québec sont au nombre de 8 4 70 dont un peu plus de la moitié vit dans les neuf communautés que compte leur nation (deux en Outaouais et sept en Abitibi-Témiscamingue). Les autres sont plutôt installés en ville, comme à Montréal, Ottawa, Val d'Or et Senneterre. On trouve également deux communauté d'Algonquins en Ontario. La langue algonquine demeure vivante puisqu'elle est toujours parlée par 60% de la population.
Communautés : Hunter's Point, Kebaowek, Kitcisakik, Kitigan Zibi, Lac-rapide, Lac-simon, Pikogan, Timiskaming, Winneway (env. 8 470 algonquins**)
LES CRIS - "Wachiya"(bonjour)
Histoire : Les territoires des Cris se situent dans le bassin de la Baie James, entre la forêt boréale et la taïga. Dans cette région peu propice à l'agriculture, les Cris nomades ont développé de grandes compétences en matière de chasse, de trappe et de pêche, ainsi qu'une volonté farouche de protéger l'environnement.
Population et langue : Les neufs communautés qui regroupent la presque totalité des 13 500 Cris sont dispersés dans la région la plus nordique du Québec qui soit accessible par la route. La plus récente, Oujé-Bougoumou, inaugurée en 1993, s'est méritée un prix de l'O.N.U pour son architecture qui marie admirablement modernité et tradition. La majorité de la population parle le cri et utilise l'anglais comme seconde langue. Les jeunes sont de plus en plus nombreux à s'initier à la langue française.
Communautés : Chisasibi, Eastmain, Mistissini, Nemiscau, Oujé-Bougoumou, Waskaganish, Waswanipi, Wemindji, Whapmagoostui (env. 13 500 cris**)
LES MALECITES - "Kwe"(bonjour)
Histoire : C'est le long des rives du Saint-Laurent que les Malécites chassaient et pêchaient traditionnellement. A l'arrivée des colons au XVIIe siècle, les Malécites se dispersèrent à travers le Québec et ce n'est qu'en 1987, après de nombreuses recherches pour retracer leurs origines, que 130 Malécites se réuniront pour former un conseil de la nation. Officiellement reconnue en 1989 en tant que onzième nation autochtone du Québec.
Population et langue : La nation compte environ 680 membres qui parlent couramment le français. Le lieu de rassemblement des Malécites du Québec, du Nouveau-Brunswick et des Etats-Unis sont Cacouna et Witworth.
Communautés : Cacouna et Whitworth (env. 680 malécites**)
LES ATTIKAMEKS - "Kwe"(bonjour)
Histoire : Surnommés "Têtes-de-Boule", du fait de leur coiffe ronde, aux 18e et 19e siècles, les attikameks tiennent leur nom, signifiant "poissons blancs", de la corégone qui constitue la base principale de leur alimentation. Ils ont joués un rôle important dans le commerce des fourrures à l'époque où la Compagnie de la Baie d'Hudson avait établi des postes de traite sur leurs territoires.
Population et langue : Les trois communautés résident essentiellement en plein coeur du Québec, en Haute-Mauricie et dans la région Lanaudière. Aujourd'hui ils parlent toujours leur langue d'origine et également le français.
Communautés : Manawan, Obedjiwan, Wemotaci (env. 5 300 attikameks**)
LES NASKAPIS - "Waachiyaa"(bonjour)
Histoire : Les chasseurs nomades naskapis ont toujours suivi la migration des grands troupeaux de caribou essentiellement dans le Grand Nord. Leur grande expérience de la faune et des territoires en font des guides de chasse et de pêche exceptionnels.
Population et langue : constituée en 1984, la communauté de Kawawachikamach regroupe l'ensemble de la nation Naskapis. Ils parlent toujours leur langue ancestrale et l'anglais également.
Communautés : Kawawachikamach (env. 790 naskapis**) 3/4/2009 CHEVAL AMERINDIENLes Appaloosas sont une race de chevaux sélectionnés par les Indiens Nez-Percés, de leur vrai nom les Nimi'ipuu (les gens). Ils tirent leur nom de la rivière Palouse près de laquelle vivait la tribu.
Les taches qui se dessinent sur leurs robes colorées prennent les formes les plus variées (pommellées, léopardées, givrées, floconnées, ...), ce qui fait que chaque animal est unique. Pour respecter les critères de la race, le cheval doit posséder au moins trois des quatre caractéristiques suivantes : la robe tachetée, les ladres (marbrures autour de la bouche, des yeux et des parties génitales), les sabots striés, la sclérotique blanche (autour de l'œil). Il doit également toiser entre 1,42 m et 1,63 m au garrot. Le poitrail est large, le dos court et l'arrière main puissante. Les crins sont peu fournis, aussi bien pour la crinière que pour la queue. Depuis le milieu du XXe siècle, de très nombreux croisements avec des chevaux Quarter Horses et pur-sang anglais ont été effectués. Au début du XXIe siècle peu de différences (à part les différences de robe) existent entre les Apaloosa, les Quarter Horses et les Paint Horses, les trois races autorisées dans les concours internationaux de monte Western. En 1997, la race a été reconnue par les Haras nationaux français
Le Cheval : Puissance.
Les Amérindiens disaient souvent :
Voler un cheval, c’est voler la puissance ;
Cela indique bien l’estime dont jouissaient les Chevaux dans les cultures amérindiennes.
Le Cheval jouit de puissance physique & de puissance surnaturelle. Dans les pratiques chamaniques à travers le monde entier, le Cheval permet aux chamans de voler dans les airs et de rejoindre le ciel.
Quand l’humanité a domestiqué le Cheval, ce fut une aussi grande découverte que celle du feu. Avant la venue du Cheval les humains étaient attachés à la Terre et chargés de fardeaux, ce qui ralentissait leur marche. Aussitôt qu’ils purent monter le Cheval, ils furent libres & légers comme le vent ; ils pouvaient porter tout à leur aise de lourds fardeaux pendant de longues distances. A travers le lien spécial qui les rattachait au Cheval, les humains ont grandement modifié l’image qu’ils avaient d’eux-mêmes. Le Cheval fut la première médecine animale ; l’humanité a contracté une dette inestimable envers cet animal qui a ainsi facilité leurs déplacements. En effet, la marche à la rencontre de nos frères aurait été longue & dure si le Cheval ne nous avait pas servi de monture.
Aujourd’hui, nous mesurons la capacité des moteurs en « chevaux-vapeur », ce qui nous rappelle le temps où le Cheval était un partenaire hautement respecté chez les humains.
En intégrant la médecine du Cheval, vous verrez plus clairement comment travailler à obtenir un meilleur équilibre de votre bouclier. Le véritable pouvoir réside dans cette sagesse : saisir l’ensemble de votre cheminement et vous souvenir des sentiers où vous avez voyagé dans les mocassins des autres.
Compassion, tendresse, enseignement, amour, partage des dons, talents & habiletés vous ouvriront le chemin du pouvoir.
Dans son contraire le Cheval nous dit que si votre ego se met de la partie, vous ne savez peut-être pas reconnaître quand les autres vous manquent de respect. D’un autre côté, il se peut que vous vous battiez contre d’autres qui abusent de leur pouvoir.
Devrais-je dire quelque chose ? Devrais-je lutter contre mon désir de les remettre à leur place ? Vous demandez-vous.
Rappelez-vous les moments de votre vie où vous vous êtes éloigné de la grâce du Grand Esprit, et éprouvez de la compassion pour les frères qui font actuellement la même chose. Si vous dominez quelqu’un d’autre ou si vous sentez que quelqu’un vous accable, la médecine du Cheval, tant à l’endroit qu’à l’envers, vous rappelle simplement comment il vous faut équilibrer vos boucliers.
En permettant à toutes les voies d’avoir une valeur égale, vous constaterez la puissance & la gloire de la famille humaine unifiée. Voilà le cadeau du guerrier de l’Arc-en-ciel. Le « moi »n’a aucune place dans cet Arc-en-ciel qui tournoie, venu du Grand Mystère ; on l’y a remplacé par le « nous ». Toutes les couleurs et toutes les pistes de l’Arc-en-ciel ne forment qu’un seul tableau et méritent dont d’être considérées comme égales les unes des autres.
Intégrez ce savoir et appliquez-le ; reprenez ainsi ce pouvoir auquel vous avez renoncé en oubliant d’aller avec compassion au-devant de tout être et de toute situation.
Eclaircissez la situation actuelle et comprenez que chaque être humain doit suivre ce sentier vers le pouvoir avant de galoper enfin sous les vents de la destinée.
Le mustang
Le mustang a une origine européenne: il est en effet le descendant des chevaux espagnoles emmenés en Amérique il y a quatre siècles par les conquistadores. Dernier cheval sauvage du continent américain, il a donné un peu de son sang à de nombreuses races.
Les Indiens qui vivaient sur le continent américain bien avant les Européens, ne connaissaient pas le cheval et en eurent d'abord très peur. Mais ils comprirent assez rapidement qu'il pouvait être un atout décisif, que ce soit pour la chasse ou pour la guerre. Les guerriers possédaient plusieurs chevaux, certains chefs plusieurs dizaines. Ils se procuraient facilement de nouvelles montures par le troc ou le vol, et relâchaient les sujets qui les intéressaient moins. C'est ainsi que de nombreux chevaux retournèrent à la liberté, constituant des troupeaux dont le territoire s'étendit progressivement jusqu'aux frontières du Canada.
Au XIXe siècle, les américains entreprirent de conquérir l'Ouest en chassant les Indiens de leur territoire. Les hommes du gouvernement comprirent que l'un des meilleurs moyens de briser la résistance des Indiens consistait à les priver de leurs montures. Les chevaux des tribus furent confisqués et les troupeaux sauvages massacrés .
Vie de troupeau
Les mustangs vivent en groupes d'une quinzaine d'individus, parfois plus. Chaque troupeau comporte des juments et des poulains, ainsi que de jeunes mâles de moins de deux ans. Un seul étalon dirige le groupe. Les jeunes mâles chassés du troupeau forment de petits groupes, mais à partir de trois ans ils vivent en solitaires et provoquent les étalons en combat pour leur prendre leur troupeau.
L'étalon est toujours sur le qui-vive. Il guette à la fois les autres mâles et les prédateurs qui menacent les poulains (coyote, couguar, ours). Il harcèle son troupeau, rassemblant les juments à coups de dents. Il assure ainsi la sécurité du groupe tout en maintenant sa domination.
Il arrive qu'une jument lui déplaise. Elle se fait alors chasser et doit chercher à s'intégrer dans un autre troupeau. Les jeunes mâles constituent parfois leur premier troupeau avec les "rebuts" des autres étalons.
Modèle
Le mustang est petit et vigoureux. L'avant-main n'est ni très importante ni très éclatés. L'encolure est courte et souvent un peu creuse, le garrot effacé, le dos assez bref et la croupe basse et inclinée. Les membres sont secs et durs, les sabots solides avec une corne noire. Le mustang a une tête plutôt petite et bien faite, avec des yeux expressifs, des naseaux ouverts et un chanfrein rectiligne.
Taille
de 1,35 à 1,55 mètre
Robes
Les robes varient d'une région d'origine à l'autre, mais le type principal comporte beaucoup de louvet, de rouan, de gris souris et isabelle.
La queue, les crins et les extrémités sont noires.
Son caractère
Rapide, fort, très adaptable, le mustang est parvenu à survivre dans des régions arides et montagneuses, où il se contente parfois de plantes ligneuses et de buissons épineux. Il boit peu et résiste aussi bien aux chaleurs sèches qu'aux grands froids. Sa résistance et son pied sûr en font un cheval bien adapté à l'extérieur.
Petite anecdote
Le nom de "mustang" vient d'un ancien mot espagnol signifiant "vagabond".
L'histoire du cheval amérindien est longue et colorée. Les historiens admettent de façon générale que les Espagnols ont introduit le cheval dans le nouveau monde dans les années 1500. Pour tenter d'entretenir cette croyance, pendant des années il fut interdit aux Indiens de monter à cheval et plus encore, d'en posséder un . Au milieu du 15ième siècle, les rancheros espagnols de la région de Santa Fé possédaient des centaines de chevaux . Lors de la Rébellion des Pueblos en 1680, les Espagnols furent chassés du Nouveau Mexique et laissèrent beaucoup de ces chevaux derrière eux. C'est ainsi que les Indiens purent se procurer ces " Big Dog ". Le cheval changea complètement la vie des Indiens des Plaines , transformant les lents piétons en nomades chasseurs et guerriers. Le cheval apporta une nouvelle forme de vie. Avant le cheval, les tribus indiennes utilisaient des chiens pour transporter de petit abris , avec le cheval, ces abris devinrent les grands tipis décorés. Un des épisodes les plus colorés dans la longue carrière du cheval indien est le rassemblement d'un million de Long Horns sauvages au Texas après la guerre de Sécession . Du Texas au Canada, il ont traversé les rivières, affronté les tempêtes et les orages, la grêle, la neige , le givre et le blizzard. Ils l'ont fait sans prendre le temps de paître , sans grain et ils auraient pu faire plus encore, alors que la plupart d'entre eux n'étaient pas plus grands que le bétail qu'ils convoyaient.
une mythologie et les rites les plus complexes
Ce sont les tribus qui cohatitent le plus anciennement avec les chevaux qui ont élaboré une mythologie et les rites les plus complexes (Apaches , comanches et Navojos, par exemple)
Correspondances entre couleurs de robes et points cardinaux chez les Amérindiens :
Ces correspondances varient selon les tribus !
Cheval blanc : (Le véritable à peau rose)
Il est associé à l’est, au soleil, à la lune, à la lumière.
C’est le coursier que le soleil montait tous les matins.
Le cheval rouge : (aux tonalités brunes)
Il est associé à l’Ouest.
Il n’a pas été objet de culte particulier.
Le cheval bleu ou cheval turquoise : (tonalités grises, pommelées)
Associé au sud.
Il avait une plus grande valeur encore que le cheval blanc pour certaines tribus !
Si le cheval blanc était monté par le soleil au lever du jour, le cheval bleu était celui que le soleil montait toute la journée, car il est aussi associé à la couleur du ciel.
Glorifié aussi par des chants car au lieu de soulever la poussière, il la fait retomber en pluie.
Dans un grand nombre de légendes, le blanc et le bleu se confondent.
Le cheval de couleurs mixtes : (pintos, et autres)
Associé au nord.
Il incarne la perfection puisqu’il réuni toutes les couleurs sacralisées.
Lié au culte des étoiles et de la foudre symbolisées par leurs taches.
3/3/2009 Une vie12/8/2008 Les trafics qui détruisent la planèteLes Animaux Menacés - Click here for this week’s top video clips Contrebande d’ivoire ou de corne de rhinocéros, viande de brousse, de requin ou de baleine, trafic de déchets, pollutions, déforestations : pour leur fortune, certains sont prêts à tous les trafics quitte à détruire la planète. Enquête en images sur les milliards d’un business pas très légal
Comme le thon rouge, la chair de baleine se vend bien: près de 200 euros le kilo ! Un commerce juteux que le Japon continue de pratiquer malgré un moratoire international adopté en 1986. Récemment, Greenpeace a dénoncé un important trafic organisé de viande de baleine mené par un navire amiral de la flotte japonaise ! D’après l’ONG, le trafic s’élève à environ 45.000 kilos de viande par an et par bateau de pêche.
11/13/2008 Les animaux utilisésLes animaux utilisés pour la guerre et les CombatsMessagers, montures ou armes vivantes, Les animaux ont tenu dans la guerre divers rôles : Le pigeon a été utilisé en Perse et en Egypte dès le début du Ier millénaire avant notre ère. De nombreux conquérants dont Alexandre Le Grand ont utilisé l’éléphant comme monture de combat. Les cornacs avaient appris à les sacrifier au moyen d’une lame enfoncée en un endroit précis de la tête. Les combats d’animaux sont presque aussi anciens que la domestication. Combats de chameaux en Turquie, de taureaux en Iran ou de béliers en Afghanistan. En France, à Paris, on organisait jusqu’au milieu du 19e siècle des combats de chiens contre des taureaux, des ours ou des sangliers sur l’actuelle place du Colonel Fabien (ancienne place des combats). En Chine, on a élevé des grillons comme animaux de combat. Enfermés dans des cages en or ou en ivoire, ils étaient entraînés, nourris et valaient des fortunes. On a retrouvé de nombreux traités sur les grillons de combat qui expliquent en détail les soins à leur apporter pour gagner la victoire. Pendant la Première guerre mondiale, environ 9 millions de chevaux sont morts pendant les combats. Pendant la Seconde guerre mondiale, des dauphins et des otaries dressés devaient mettre des mines sur les navires ennemis. Les Russes avaient harnaché des chiens de mines qu'ils lançaient sur les chars allemands. En Asie, les macaques ont été utilisés comme éclaireurs suicides lors de la guerre opposant l’Inde au Pakistan en 1971. Le Rat démineur ! Il faut une journée à un homme pour déminer une superficie de 100 m². S'est pour quand les chats kamikaze !! DICTONS
Roue de médecine en cuir de chevreuil, plumes de faisan et d'oies et os de caribou.
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| L'enclos de Germain, des loups de Germain, est un endroit à part, inclassable, hors du temps et des normes. Situé près d'Aubusson dans la Creuse, il existe depuis plus d'une vingtaine d'années et survit malgrè l'adversité declarée de certains services officiels et d'élus locaux, pour le moins hostiles à son maintien.
C'est ainsi qu'en février 2000, trois loups s'échappent, aidés en cela, par une main mystérieuse...Souvenons nous que le même type d'incident s'était produit en Lozère, chez Gérard Ménatory. Dans les deux cas, les loups ne demandaient, après l'escapade, qu'à revenir dans leurs pénates.
Pauvres loups, pauvre Germain, les uns et les autres laissés et délaissés à leur sort peu enviable. Le nouveau siècle n'est pas passé par ici. A peine le précédent, lorsque chacun faisait encore un peu, plus ou moins, ce qu'il voulait, que la Maréchaussée passait à cheval ou en bicyclette, fumait du gris et tortillant ses énormes moustaches, regardait ailleurs... Aujourd'hui ce sont des temps de béton et de grilles, de cartes à puces, des temps sécuritaires à défaut d'être sécurisants, des temps d'hygiène aussi, européenne de préférence...Quant à ceux qui s'attardent et musardent dans une école buissonnière révolue, ils n'ont plus grand chose à espérer de notre société. Mais Germain persiste et perdure, on ne sait trop comment car, sans prébendes, engloutissant sa maigre retraite pour la survie de ses compagnons, allant et venant sans répit et parfois sans raison, de son gîte précaire à ses loups dont l'avenir se conjugue avec des points d'interrogation. Seul, trop seul, Germain regarde avec amertume ce portable qu'on lui a offert et qui ne vrombrit pas assez souvent pour lui faire oublier sa solitude. L'homme sourit, rit même, mais ses yeux démentent, il dit qu'il ne sera plus là, l'an prochain, en 2003. Ses loups, ses chiens, ses chevaux, comblent amplement la vie qu'il a choisi de mener. Ancien photographe, il a tout quitté depuis trente ans, tout vendu, même ses chers reflex. De près ou de loin il ne se fie plus guère, depuis belle lurette, à l'humaine engeance. L'eau, l'électricité, il a toujours vécu sans... Enfin, depuis quelques décades. Que lui importe la notion même de confort minimum...Là-bas, dans ses bois, ces considérations sonnent creux au regard de l'extrême précarité quotidienne. Dans son chez-lui, un embryon de caravane délabrée, il fait froid, il fait sombre, il fait humide...Peu importe, Germain parle et reparle de ses loups. Et les loups, il les connaît, lui, qui n'a même pas le sacro-saint certificat de capacité, sésame obligatoire pour s'occuper de ses animaux et qu'on aurait dû lui remettre depuis longtemps. Nul doute à ce sujet, l'ombre de Ménatory et l'exemple de Werner Freund, inspirent Germain. Eux, ont réussi à s'imposer, pas lui, et il est tard, trop tard peut-être car il lorgne ses soixante-dix ans, la maladie grignote son corps et ses moyens sont très faibles pour ne pas dire inexistants. Mais au fond, que veut ou que voulait Germain ? Germain, par-dessus tout, veut la compagnie de ses loups, de jour comme de nuit. Dormir auprès ou non loin d'eux, les nourrir, les observer et tout dire de ce qu'il sait d'eux, de leurs rites ou de leurs amours, au plus grand nombre de gens, afin de les convaincre et de les amener à une compréhension et à une tolérance, dont ils sont loin de faire preuve. Oui, Germain voudrait expliquer, restituer, ce qu'il a compris du peuple loup, transmettre aux grands comme aux petits sa vision d'un monde meilleur ou moins mauvais. Germain voudrait... Mais, le pourra-t-il ? Sa détresse est grande. Il n'est pas heureux car aucune paix ne l'habite et il en veut à beaucoup, sinon à tous. Et cela les loups le savent...
La passion de Germain pour ses loups est totale et nous ne voulons pas entrer ici dans la polémique que suscite sa démarche atypique. Il héberge actuellement une quinzaine de loups. L'association "Loup mon Ami" devenue plus tard, "Loup mon Ami, Mon Frère" a cessé d'apporter son appui à Germain. Elle a été remplacée par "Tchiye Sunkmanitu" (frère loup, en langage Sioux).
"Loup, mon ami, mon frère" L'homme et le loup Wolf de la Creuse |
Dans le coeur de l'homme il y a deux loups,
le vainqueur est celui que l'on a le plus nourrit
Les explorateurs gravent leur nom sur les arbres :
- « Meriwether Lewis. William Clark. Par la terre depuis les Etats-Unis en 1804 et 1805»
Mais il faut décider de la suite des événements. Partir, rester ? Camper pour l’hiver ?
Le 24 novembre, les capitaines consultent la troupe. A la majorité, elle décide de s’installer sur la rive sud, à quelques kilomètres de ce qui est aujourd’hui Astoria, dans l’Oregon.
Les hommes construisent un camp, Fort Clatsop. Ils vont y rester jusqu’en mars 1806.
Ce sera l’épisode le plus déprimant du voyage. En trois mois, il n’y aura que douze jours sans pluie. Pour s’occuper, ils confectionnent 338 paires de mocassins.
Le régime alimentaire est pesant. Les hommes ne mangent que de l’élan. Fumé, séché, bouilli ; matin, midi, et soir, de l’élan. Pour le 1er janvier, les chasseurs offrent un cadeau aux deux capitaines. « Chacun un os à moelle et une langue », raconte Lewis dans son carnet. Mais au moins, grâce à l’océan, ils ont retrouvé « un grand régal » : le sel.
L’histoire récente a marqué d’une croix la journée du 24 novembre. Pour la première fois, un Noir et une femme, qui plus est indienne, avaient eu le droit de «voter».
Après l’épreuve de la montagne, tout le monde pouvait donner son avis. Les hommes étaient enfin égaux. Dans l’Ouest était la véritable démocratie… L’histoire réelle est moins politiquement correcte.
Les Noirs sont restés longtemps à l’écart de la saga Lewis et Clark -comme ils le restent de toute une partie de l’histoire nationale (difficile de s’identifier aux passagers du Mayflower quand on n’est pas tout à fait arrivé sur les mêmes bateaux…)
Mais depuis une dizaine d’années, l’intérêt pour York a grandi.
Dans un grenier de Louisville (Kentucky), l’historien James Holmberg a trouvé, en 1989, des lettres inédites de Clark à son frère Jonathan.
Les documents ont jeté un éclairage cruel sur le compagnon de Lewis. Les Américains avaient longtemps cru que York avait été libéré au retour à Saint Louis. Ce n’était pas le cas.
L’esclave n’a pas été libéré. Il a été le seul à ne pas recevoir la moindre compensation (les soldats obtinrent une double paye et un lopin de terre de 328 acres). Ce n’est qu’en 2001 que York a obtenu réparation.
Quelques jours avant de quitter la Maison Blanche, Bill Clinton l’a fait sergent honoraire de l’armée américaine, ainsi que Sacagawea.
York aura eu un destin unique : avoir été rien, puis Dieu, puis de nouveau moins que rien après avoir su qu’il pouvait être Dieu.
Propriété de William Clark depuis l’enfance, il était le seul homme de l’expédition à ne pas être célibataire, le seul qui n’avait pas demandé à partir.
Pendant le voyage, il a connu une nouvelle vie. Il était presque l’égal des autres. Il avait un fusil en main. Il chassait. Il oubliait de baisser les yeux devant son maître.
Chez les Indiens, il était devenu une attraction, un être mystérieux qui méritait le nom de « Big Medicine », le qualificatif pour les phénomènes dépassant l’entendement.
Un chef Hidatsa a frotté sa peau pour en avoir le coeur net. Les Nez-Percé ont cru qu’il avait des pouvoirs magiques : il n’avait pas brûlé bien qu’il soit allé au feu.
York a fait semblant d’être un ours domestiqué, pour impressionner les Indiens. York a eu le droit de voter après l’arrivée sur le Pacifique.
Mais, un jour, les capitaines ont annoncé le retour « à la civilisation ». Lewis a écrit la liste des vingt-sept hommes qui avaient passé l’hiver à Fort Clatsop, pour affirmer le droit des Américains sur l’Oregon. Et le nom de York n’y était pas.
Après l’expédition, Clark a été nommé superintendant des affaires indiennes à Saint Louis. Il entendait que son esclave le suive et renonce à sa femme. York voulait rester auprès d’elle, dans le Kentucky. York a été battu, mis aux arrêts et finalement envoyé à un autre maître, qui l’a employé à des travaux pénibles.
York aurait finalement été libéré dix ou douze ans après le retour de l’expédition. Mais sa femme avait elle-même été emmenée ailleurs par son propre maître.
Une partie de l’histoire veut que York soit mort assez rapidement du choléra, en cherchant sa famille. Une légende plus fantastique croit qu’il est retourné dans ces tribus qui le vénéraient. Un trappeur assure l’avoir vu chez les Crows en 1832…
Big Foot et son peuple vécurent dans la réserve de Cheyenne River, et furent les croyants les plus enthousiastes de la cérémonie de la Ghost Dance. La famine et la misère qu'ils trouvèrent dans leur réserve, lors de la défaite finale en 1889, firent que les Lakotas trouvèrent refuge dans le message de Renouvellement Messianique de la Ghost Dance. Le mouvement envahit rapidement tout le campement, alertant les agents indiens locaux. Plusieurs danseurs furent supprimés, d'autres rappelés à l'ordre par les troupes.
A la réserve de Standing Rock, où Sitting Bull fut suspecté d'encourager la Ghost Dance dans le but de provoquer un soulèvement, il y eut une effusion de sang lorsque la police indienne tua Sitting Bull lors de son arrestation. Beaucoup d'hommes de la tribu du vieux chef décédé s'échapperent alors pour se réfugier auprès de Big Foot.
Ce dernier décida de conduire son peuple loin de la violence rencontrée à Standing Rock, et s'échappa vers le sud, à Pine Ridge, espérant y trouver la sécurité. Malade, Big Foot n'avait plus d'intentions belliqueuses, et portait un drapeau blanc lorsque les patrouilles militaires les capturèrent le 28 décembre 1890. Cette nuit-là, Big Foot et sa tribu campèrent près de la crique de Wounded Knee, cernés par les soldats.
Le matin suivant, les soldats installèrent des mitrailleuses tout autour du camp, et commencèrent à confisquer les armes aux indiens. Lorsqu'un coup de feu partit accidentellement, les soldats ouvrirent le feu, et en quelques minutes, tuèrent plus de 370 lakotas. Puis ils poursuivirent les femmes et les enfants, pour les abattre à plusieurs kilomètres du lieu de la confrontation première.
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Plus qu'un Shaman ou un chef, il était considéré par les siens comme un Saint Homme. Ce qui est pour les Amérindiens le summum de la spiritualité.
Ces terres n'étaient pas suffisantes pour le nombre de Cheyennes, de plus elle n'était guère cultivable. Les maladies commencèrent à faire des ravages parmi les Indiens. En 1862, le plus proche troupeau de bisons passa à 200 miles de la réserve. Pour en chasser, des jeunes Cheyennes sortirent de la réserve, ce qui fit peur eux fermiers blancs qui leur tirèrent dessus. Ainsi naquirent des accrochages entre indiens et blancs qui se terminèrent par le massacre de Sand Creek, campement pourtant situé dans la réserve indienne.
Black Kettle échappa au massacre. Une partie des Cheyennes du Sud le suivirent, les autres préférant retrouver les Sioux pour combattre les blancs. Le chef signa un nouveau traité pour une portion de terre en Oklahoma, en 1867. Cependant les provisions promises n'arrivant pas, de plus en plus d'indiens se séparèrent de Black Kettle. Ces Cheyennes avaient rejoint Roman Nose qui perpétrait des raids au Kansas. Le Général Shéridan décida d'envoyer Custer et son 7ème de Cavalerie pour les punir. Ce dernier tomba sur un camp Cheyenne établi sur la Washita River, lequel était celui de Black Kettle, et attaqua.
Quatre ans après le massacre de Sand Creek, le 27/11/1868, le camp de Black Kettle connut une nouvelle attaque. Cette fois, le chef et sa femme y perdirent la vie. Custer raconta par la suite qu'un guide Osage scalpa Black Kettle.
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Cochise (Grand père de Niño Cochise) fut un chef apache de la tribu des Chiricahuas
Né probablement en Arizona, il est arrêté en 1861, accusé injustement de l’enlèvement d’un enfant blanc par les autorités . Il réussit à s’échapper et prend des otages pour obtenir la liberation d'Apaches retenus prisonniers. Lorsque les Apaches sont exécutés, Cochise fait de même de son coté par revanche et commence une guerre ouverte. Il s’allie alors avec son beau-père Mangas Coloradas et il devient chef d’une bande de 200 guerriers Chiricahuas et Mimbrënos.
Il entreprend une guerre de résistance contre les colons blancs qui envahissent son territoire. Il subit une défaite en 1862 face à l’artillerie du général James Carleton. Il devient peu après le principal chef apache suite à la mort de Mangas.
Il se réfugie avec ses braves dans les montagnes et ils échappent à leur poursuivants pendant près de 10 ans. Il finit par se rendre au général George Crook en 1871, et il signe la paix avec le gouvernement des États-Unis.
Il s’échappe de la Réserve ou il était retenu l’année suivante et retourne sur le territoire Chiricahua ou il vit jusqu'à sa mort en 1874.
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Dès l'âge de 16 ans, il se fit connaître auprès de ses congénères en tant que guerrier très brave, et au sens de l'honneur développé. Lors de l'attaque du fort Phil Kearny, à l'âge de 20 ans, Crazy Horse fut désigné pour attirer les soldats hors du fort. Le stratagème qu'il utilisa lui fit obtenir la reconnaissance de son statut de chef, et Sitting Bull l'appuya fortement pour l'imposer en tant que leader principal de la guerre. En 10 ans de guerre, il n'a perdu qu'une ou deux batailles.
Lors d'une réunion de toutes les tribus en 1876, Crazy Horse et 700 guerriers combattirent les troupes du Général Crook, composées pour beaucoup de tribus Crow, envoyées pour en finir avec eux. Les forces du Général Crook furent mises en déroute, puis ce fut le tour du Général Custer, qui trouva la mort le 25 juin 1876 lors de l'attaque du camp de Crazy Horse.
Si Sitting Bull fut poursuivi jusqu'au Canada, Crazy Horse et les Cheyennes furent relativement tranquilles. De temps en temps, des délégations d'indiens amicaux lui furent envoyées afin de le convaincre de se rendre dans une réserve, où il serait traité convenablement.
Finalement, avec la disparition du bison qui était la principale source de leur nourriture, Crazy Horse fut amené à devoir accepté la proposition et, en juillet 1877, il se rendit avec plusieurs centaines d'indiens à Fort Robinson, dans le Nebraska, avec l'assurance que les indiens seraient écoutés par le gouvernement.
Il mourut peu après, tué d'un coup de baïonnette, lors d'un guet-apens organisé par le Général Crook et plusieurs indiens, dont Little Big Man, selon de nombreux indiens présents alors. Ses parents enlevèrent le corps, et nul ne dévoila le lieu de son enterrement.
NB : Il n'existe aucune photo de Crazy Horse.
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Aux environs des années 1875, les Indiens des plaines étaient déportés de réserve en réserve, et bien souvent dans des régions au climat sec alors que ces indiens étaient habitués à des climats plus froids. Voyant que son peuple mourait de faim, Dull Knife encouragea les siens à quitter la réserve pour regagner leur sol natal. Poursuivis par l'armée, il fut trahi par quelques-uns des siens. Il fut alors encerclé et il dut se rendre, avec ceux qui l'avaient suivi, à Fort Robinson. Les hommes furent jetés en prison et les femmes gardées au camp. Tous avaient le coeur brisé et ne souhaitaient plus vivre dans ces conditions.
Alors les femmes, autorisées à porter des mocassins aux hommes, réussirent à se procurer des armes (quelques fusils et couteaux) qu'elles amenèrent aux guerriers. La totalité des hommes ne put bien sûr être armée. Néanmoins ils attaquèrent les soldats jusqu'à épuisement des munitions puis s'exposèrent aux tirs. Les femmes et les enfants qui les avaient rejoints s'exposèrent également au feu des soldats. Il ne resta plus aucun Cheyenne en vie. ********************************
Dans l’univers des hommes-médecine amérindiens, Fool Crow est considéré comme un saint homme qui a œuvré à la renaissance des traditions des Lakotas et l’un des guérisseurs les plus célèbres de son temps.
"Le pouvoir (spirituel) et ses usages nous ont été donnés pour que nous les transmettions à d'autres. Penser ou agir autrement est pur égoïsme. Nous ne les gardons et n'en obtenons d'avantage qu'en les offrant, et si nous ne les donnons pas, nous les perdons... Pour que le monde survive, nous devons partager ce que nous avons et travailler ensemble. Sinon, le monde entier mourra..."
Mais la situation n'est plus ce qu'elle était dans les années 1960 quand Fools Crow faisait revivre la Danse du Soleil.
La frénésie indianiste et le "New Age" ne constituaient pas encore pour la spiritualité lakota un danger mortel. Dans son numéro du 25 août 1997, au plus fort de la controverse sur les Danses du Soleil, l'équipe de rédaction du journal Indian Country Today, dirigée par Avis Little Eagle, Hunkpapa, prenait ainsi position : ******************************
Il est né dans la tribu des Apaches Nednis à Nodoyohn Canyon, au Mexique (actuellement Clifton, Nouveau-Mexique). Il est admis au conseil de guerre des Apaches Chiricahuas en 1846. Il participe à des attaques contre les colons, Mexicains et Étatsuniens.
Après le meurtre de sa mère, de sa femme et de ses trois enfants par l’armée mexicaine, il commence en 1858 des raids de représailles en territoire mexicain. Il venge sa famille le 30 septembre, jour de la saint-Jérôme 1859, par le massacre de Kas-ki-yeh. Les cris des Mexicains invoquant saint Jérôme (Géronimo ! Géronimo !) pour leur défense, l'inspirent et il prend alors son nom : Géronimo.
Lorsque ses raids débordent du coté États-Unis en Arizona et Nouveau-Mexique contre les colons blancs qui empiètent de plus en plus sur le territoire apache, le général George Crook est chargé de protéger la population blanche. En octobre 1860, il participe avec le chef Mangas Coloradas à la bataille d'Apache Pass. Mangas Coloradas est gravement blessé et soigné par un médecin mexicain. Malgré cette victoire, les Apaches se rendent (sur les conseils d'un trappeur), pour pouvoir vivre en paix.
En 1876, les Apaches du Rio Grande sont déportés dans la réserve de San Carlos, aride et désertique. Géronimo s'en échappe plusieurs fois, vivant de pillages, avant de se rendre. Il se réfugie ensuite au Mexique, poursuivi par 5000 soldats étatsuniens, 500 éclaireurs et 3000 soldats mexicains. Retrouvé en mai 1882 par des éclaireurs Apaches, il accepte de rendre et retourne en réserve. Il est transféré dans la réserve de San Carlos. L'arrestation brutale du guerrier Ka-ya-ten-nae le pousse à s'enfuir une nouvelle fois le 17 mai 1885 avec 35 hommes et 109 femmes et enfants. Il y a alors plus de 5000 hommes, soldats étatsuniens, miliciens et éclaireurs à sa poursuite. Il est de nouveau retrouvé par des Apaches (25 mars), et le général Crook le force à se rendre. Refusant de signer un traité envoyant sa tribu en Floride, il s’échappe à nouveau avec ses hommes pendant le transfert vers la Floride, où leurs familles étaient détenues, en mars 1886.
Crook étant alors parti en retraite, c’est le général Nelson A. Miles qui est chargé de le poursuivre avec 5000 hommes, 500 éclaireurs apaches et des milliers de volontaires. Avec seulement 35 guerriers et la charge de plus de 109 femmes et enfants, Geronimo réussi à passer entre les mailles du filet pendant plus de 5 mois, utilisant la surprise, la mobilité et grâce aux connaissances des Apaches des modes de survie dans des conditions extrêmes. Épuisé, fatigué de la guerre, il finit par se rendre le 4 septembre 1886. Seuls 16 guerriers, 12 femmes et 6 enfants l'accompagnent encore.
Sur ordre spécial du président Grover Cleveland, il est placé sous surveillance militaire étroite en Floride avec 14 de ses braves. Il dicte l’histoire de sa vie en 1906 avant de mourir d'une pneumonie à Fort Still en 1909.
Les campagnes de guérilla de Geronimo reste un parfait exemple du genre. Ses facultés à exploiter les ressources limites en hommes et les terrains difficiles en font un stratège et un tacticien excellent.
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Il est né dans la vallée de Wallola, dans l’État de Washington, d’un père Cayuse appelé Vieux Chef Joseph et d’une mère Nez-Percé.
Il devient chef de la tribu partir de 1871 suite à la mort de son père. Il se trouva rapidement impliqué dans le combat de résistance contre l’envahissement des terres de son peuple par les colons étatsuniens, la situation étant encore aggravée par la découverte d’or. Un traité préparé en 1868 par le gouvernement étatsunien dans le but d’évincer les Nez-Percés des terres aurifères avait causé une scission entre les partisans et les opposants. Chef Joseph choisit le camp des opposants et conduisit la résistance face aux blancs. Le général Oliver O. Howard fut nommé pour résoudre le problème mais ses troupes furent anéanties dans un combat a White Bird Canyon.
Joseph remporta encore plus d’une douzaine de batailles contre l’armée étatsunienne mais il réalisa que tôt ou tard son peuple serait surpassé en nombre. Il conduisit une retraite forcée, la poursuite des Nez-Percés, de 2400 kilomètres vers le Canada, emmenant 750 guerriers, femmes et enfants a travers les Montagnes Rocheuses et le Missouri. Le 30 septembre 1877, alors qu’ils campaient, affamés, malades et épuisés à moins de 65 km de la frontière canadienne, il furent rejoint et attaqués par le général Nelson A. Miles. Ils réussirent à tenir l’ennemi à distance pendant plusieurs jours mais finirent par se rendre le 5 octobre 1877.
Malgré les promesses de Miles, les survivants ne purent retourner sur leur terres et ils furent envoyés dans le Territoire Indien (l’actuel Oklahoma) ou nombre d’entre eux moururent. Joseph accompli plusieurs voyages à Washington, DC afin d’obtenir le retour vers la vallée de Wallola qui ne rencontrèrent qu’indifférence de la part du gouvernement.
Il fut finalement autorisé à retourner à Colville dans l’État de Washington où il mourut le 21 septembre 1904
Chef Joseph prononça un discours émouvant le 14 janvier 1879 devant le Congrès qui reste encore un modèle d’éloquence à ce jour et dont voici une traduction :
Elle sympathisa avec les colons anglais de Jamestown en Virginie, et elle est réputée avoir sauvé en 1607 la vie du capitaine John Smith (1595-1617) alors qu’il avait été capturé et était sur le point d’être executé en représailles. *****************************
Les Sioux furent ainsi trahis par la violation de leurs collines sacrées, et la guerre Sioux de 1875-1876 commença. Red Cloud n'était pas d'accord avec le chef radical, Crazy Horse, mais ne voulait pas non plus sacrifier les Black Hills.
A cause de sa supériorité en matériel et en armes, l'armée américaine vainquit ainsi les Sioux et les plaça de force dans les réserves.
Red Cloud fut destitué de son rôle de chef Oglala aprés une dispute avec un agent gouvernemental en 1881, et il passa le reste de ses jours à Pine Ridge, Dakota du Sud, ou il mourut en 1909.
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L'authenticité des mots est contestée, et il existe au moins trois versions du texte. Grâce aux notes prises par le docteur Henry Smith, négociateur du gouvernement, une première version fût publiée dans le Seattle Sunday Star en octobre 1887. Celle qui fait aujourd'hui figure de référence date des années 70. Ci-dessous le discour :
Comment pouvez-vous acheter ou vendre le ciel, la chaleur de la terre ?
L'idée nous paraît étrange. Si nous ne possédons pas la fraîcheur de l'air et le miroitement de l'eau, comment est-ce que vous pouvez les acheter ?
Chaque parcelle de cette terre est sacrée pour mon peuple.
Chaque aiguille de pin luisante, chaque rive sableuse, chaque lambeau de brume dans les bois sombres, chaque clairière et chaque bourdonnement d'insecte sont sacrés dans le souvenir et l'expérience de mon peuple.
La sève qui coule dans les arbres transporte les souvenirs de l'homme rouge.
Les morts des hommes blancs oublient le pays de leur naissance lorsqu'ils vont se promener parmi les étoiles. Nos morts n'oublient jamais cette terre magnifique, car elle est la mère de l'homme rouge. Nous sommes une partie de la terre, et elle fait partie de nous. Les fleurs parfumées sont nos soeurs; le cerf, le cheval, le grand aigle, ce sont nos frères. Les crêtes rocheuses, les sucs dans les prés, la chaleur du poney, et l'homme, tous appartiennent à la même famille.
Aussi lorsque le Grand chef à Washington envoie dire qu'il veut acheter notre terre, demande-t-il beaucoup de nous. Le Grand chef envoie dire qu'il nous réservera un endroit de façon que nous puissions vivre confortablement entre nous. Il sera notre père et nous serons ses enfants. Nous considérons donc, votre offre d'acheter notre terre. Mais ce ne sera pas facile. Car cette terre nous est sacrée.
Cette eau scintillante qui coule dans les ruisseaux et les rivières n'est pas seulement de l'eau mais le sang de nos ancêtres. Si nous vous vendons de la terre, vous devez vous rappeler qu'elle est sacrée et que chaque reflet spectral dans l'eau claire des lacs parle d'événements et de souvenirs de la vie de mon peuple. Le murmure de l'eau est la voix du père de mon père.
Les rivières sont nos frères, elles étanchent notre soif. Les rivières portent nos canoës, et nourrissent nos enfants. Si nous vous vendons notre terre, vous devez désormais vous rappeler, et l'enseigner à vos enfants, que les rivières sont nos frères et les vôtres, et vous devez désormais montrer pour les rivières la tendresse que vous montreriez pour un frère. Nous savons que l'homme blanc ne comprend pas nos moeurs. Une parcelle de terre ressemble pour lui à la suivante, car c'est un étranger qui arrive dans la nuit et prend à la terre ce dont il a besoin. La terre n'est pas son frère, mais son ennemi, et lorsqu'il l'a conquise, il va plus loin. Il abandonne la tombe de ses aïeux, et cela ne le tracasse pas. Il enlève la terre à ses enfants et cela ne le tracasse pas. La tombe de ses aïeux et le patrimoine de ses enfants tombent dans l'oubli. Il traite sa mère, la terre, et son frère, le ciel, comme des choses à acheter, piller, vendre comme les moutons ou les perles brillantes. Son appétit dévorera la terre et ne laissera derrière lui qu'un désert.
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Il est mort assassiné par des membres de la police indienne sous prétexte de résistance alors qu’ils venaient l’arrêter pour participation présumée à un mouvement de protestation.
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Tecumseh (c.1768-5 octobre 1813) était un chef amérindien de la tribu des Shawnees. Son nom signifie « flèche volante ».
Tecumseh est né à Old Picqua dans la région de l’actuelle Springfield dans l’Ohio. À la mort de son père[1], il est élevé avec ses frères par sa sœur aînée et par le chef Blackfish, car sa mère d’origine Creek choisit de retourner dans sa tribu dans le sud.
Il est impliqué dans de nombreux raids et escarmouches durant les dernières années de la guerre d’indépendance américaine de 1780 à 1783. Il tente de former avec l’aide de son frère Tenskwatawa, « Le Prophète », une fédération des tribus indiennes, du Canada à la Floride, afin de résister à l’avance inexorable des colons sur les terres indiennes. Tenskwatawa est persuadé que l’arrivée des Blancs est une punition envoyée par la divinité suprême. Le séisme du 15 décembre 1811 dans la vallée du Mississippi ne fait que renforcer cette vision millénariste de la conquête de l'Amérique.
Mais Tecumseh n’est pas capable de persuader les différentes tribus de surmonter leurs différences ou leurs haines ancestrales, et la défaite de Tenskwatawa, à la bataille de Tippecanoe en novembre 1811 face à William Henry Harrison[2] détruit son œuvre et ses espoirs. Il réunit une armée de 3000 hommes appartenant à 32 tribus diférentes à Prophet’s town en 1813[3]. Puis il conduit alors sa tribu au Canada où il rejoint les troupes britanniques.
Il est alors nommé brigadier général dans l’armée britannique et combat contre les États-Unis lors de la Guerre de 1812. Il meurt à la bataille de la Thames river le 5 octobre 1813 dans la région du Lac Érié, battu à son tour par W. H. Harrison. Il choisit de faire face à l’ennemi alors que ces alliés anglais préférent battre en retraite. Son corps n’aurait jamais été retrouvé, et les circonstances exactes de sa mort ont toujours été maintenues secrètes par son peuple. *************************************
Wovoka est né dans l'ouest du Nevada en 1856. Son père mourut lorsqu'il avait quatorze ans, et il fut alors élevé par un rancher blanc, David Wilson. Wovoka prit le nom de Jack Wilson par la suite, sous lequel il fut connu des indiens et blancs de sa région. A l'âge de 30 ans, il commença à élaborer la Ghost Dance en reprenant les tendances de divers horizons culturels.
Vers 1870, un Paiute du nord, Tävibo, prophétisa la fin des blancs et la résurrection des indiens morts au combat. Il pressa ses disciples de danser dans des cercles en chantant des chants sacrés. Ce mouvement s'étendait dans le Nevada, en Californie et dans l'Oregon.
En 1880, Wovoka commença à faire des prophéties similaires. Celles-ci annonçaient un Nouvel Age, dans lequel les blancs disparaîtraient et leur rendraient une terre abondante, le retour d'un grand nombre de bisons, l'absence de maladies, promettant un renouveau spirituel et le début de la vie éternelle. Là aussi, un rituel rigoureux et une ligne de conduite morale irréprochable étaient les conditions pour accéder à ce Nouvel Age. La danse qui devait durer cinq jours toutes les six semaines, était le dernier espoir pour les Indiens des Plaines d'un retour à la vie et à la liberté qu'ils avaient connu jadis. En dépit de l'association tardive de la Ghost Dance et du massacre de Wounded Knee, et des agitations dans les réserves, Wovoka prôna la non-violence et l'absence de contact avec les blancs.
La Ghost Dance trouva beaucoup de disciples chez les indiens des Grandes Plaines, dernières victimes des soldats. Des groupes locaux adaptèrent l'essence du message à leurs aspirations, et écrivirent leurs propres chansons et créèrent leurs propres danses. En 1889, une délégation Lakota rendit visite à Wovoka. Elle rapporta dans la réserve des "chemises sacrées", à l'épreuve des balles, surtout lors des danses.
Le massacre du groupe de Big Foot à Wounded Knee fut la preuve cruelle que le Nouvel Age ne viendrait pas. Wovoka perdit rapidement sa notoriété, et reprit le nom de Jack Wilson jusqu'à son décès en 1939.
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"Croire comme le font les non-Indiens, que la spiritualité indienne est organisée et structurée comme la leur qui inclut le baptême, la Bible et la conversion est tout simplement faux. La spiritualité indienne est fondée sur ce que nous sommes en tant que peuple. Elle est partie intégrante de ce que nous sommes en tant qu'Indiens. C'est une spiritualité qui nous définit comme peuple indien et nous différencie de ceux qui sont venus en bateau à travers l'océan. On ne rejoint pas notre spiritualité, on ne s'y convertit pas. Notre spiritualité n'est pas ouverte à l'adhésion."
Ils sont ramenés à Fort Still, en Oklahoma, en 1887, le climat humide de la Floride s’avérant malsain pour les Apaches habitués à celui du désert.
Geronimo se convertit alors au christianisme et devient fermier. Il regrette cependant jusqu'à la fin de ces jours de s'être rendu.
Il vend des souvenirs à la Louisiana Purchase Exposition en 1904, participe à la parade d'inauguration de Theodore Roosevelt en 1905
Les bonnes paroles ne me rendent pas mes enfants. Les bonnes paroles ne changeront rien à la promesse de votre chef de guerre le générall Miles. Les bonnes paroles ne donnent pas bonne santé à mon peuple, et ne les empêchent pas de mourir. Les bonnes paroles ne donneront pas à mom peuple un lieu où ils puissent vivre en paix et prendre soin d'eux-mêmes.
Je suis fatigué des discours qui ne débouchent sur rien. J'ai le cœur malade quand je me rappelle toutes les belles paroles et les promesses non tenues. Il y a eu trop de paroles venant d'hommes qui n'avaient pas droit à la parole. Trop de mauvaises interprétations ont été faites. Trop souvent les hommes blancs se sont mépris sur les Indiens.
Si l'homme blanc veut vivre en paix avec l'Indien, il peut vivre en paix. Il n'est pas nécessaire de se quereller. Traitez tous les hommes pareillement. Donnez leurs à tous une chance égale de vivre et de croître. Vous pouvez aussi bien attendre des rivières qu'elles coulent à l'envers, qu'exiger de n'importe quel homme libre qu'il soit content d'être enfermé et que la liberté d'aller où bon lui semble lui soit refusée. Si vous attachez un cheval à un piquet, vous attendez-vous à ce qu'il grossisse ? Si vous parquez un Indien dans un coin de terre et que vous l'obligez à rester, il n'y sera pas content et il ne croîtra ni ne prospèrera.
J'ai demandé à certains grands chefs Blancs d'où ils tenaient le droit de dire à l'Indien qu'il resterait dans un endroit alors qu'il voit les hommes blancs aller où ils veulent. Ils ne peuvent me répondre. Ce que je demande au gouvernement, c'est d'être traité comme les autres hommes sont traités. Si je ne peux pas aller dans mon propre foyer, donnez-moi un foyer où mon peuple ne mourra pas si vite.
Je sais que ma race doit changer. Nous ne pouvons rester tels que nous sommes à côté de l'homme blanc. Nous ne demandons qu'une chance égale de vivre comme tous les autres hommes vivent. Nous demandons à être reconnus comme des hommes. Nous demandons que la même loi soit appliquée pareillement à tous les hommes. Si un Indien viole la loi, punissez-le par la loi. Si un homme blanc viole la loi, punissez-le aussi.
Rendez-moi ma liberté - liberté de voyager, liberté de m'arrêter, liberté de travailler, liberté de faire du commerce là où je le choisis, liberté de suivre la religion de mes pères, liberté de penser et d'agir pour moi-même - et j'obéirai à chaque loi ou je me soumettrai au châtiment.»
Elle est kidnappée a son tour en 1611 par un anglais du nom de Samuel Argall et est retenu en otage à Jamestown en échange du retour des prisonniers anglais fait par son père. Elle se convertit au christianisme l’année suivante et prend le nom de Rebecca. En 1613, elle épouse le colon John Rolfe (1585-1622).
Elle part pour l’Angleterre en 1616 ou elle est reçue à la cour de Jacques Ier avec les honneurs dus à une princesse.
Lors de son voyage de retour vers sa terre natale, elle tombe malade et meurt lors d’une escale au large de Gravesend dans le Kent, laissant un fils.
Le mariage et la conversion au Christianisme de Pocahontas amenèrent une période de relations pacifiques entre les amérindiens Powhatan et les colons. Celle-ci ne devait malheureusement pas durer très longtemps puisque dès 1622 les hostilités reprirent de plus belle.
En 1874 George Armstrong Custer guida des experts en mines dans une expédition dans les Black Hills et y découvrirent de l'or. De nombreuses personnes y déferlèrent afin de prospecter.
De son vrai nom Tantanka Iyotake, il est né à Grand River, Dakota du Sud. Il prend une part active aux guerres des plaines des années 1860, y compris un raid contre Fort Bufford en 1866.
Il accepte le déplacement de son peuple de 1868, prévu au second traité de Fort-Laramie. Après la rupture du traité provoqué par les États-Unis, il dirige le soulèvement Sioux. Il est rejoint par des tribus cheyennes et ils anéantissent ensemble sous sa direction les 200 hommes du général Custer à la bataille de la Little Big Horn en 1876. Sitting Bull ne participa pas lui-même à la bataille en tant qu’homme-médecine, mais confia le commandement à ses chefs de guerre Crazy Horse, Gall et autres.
Poursuivi par l’armée américaine, il est forcé de s’enfuir au Canada. Il accepte de se rendre et il est autorisé à rentrer aux États-Unis en 1881.
Il participe au Wild West Show de Buffalo Bill en 1885.
Il passe les dernières années de sa vie dans une réserve au Dakota.
Il conduit sa tribu dans la guerre des Indiens du Nord-ouest (Northwest indian war 1790-1795), mais est battu par le général Anthony Wayne à la bataille de Fallen timbers le 20 août 1794. À la fin de cette guerre il refuse de signer le traité de Greenville qui autorise la vente des terres indiennes aux Blancs. Il s’installe alors le long du fleuve Wabash.
Cette victoire est ensuite utilisée par Harrison pour sa campagne électorale.
La Danse du Soleil était la cérémonie religieuse la plus spectaculaire chez les indiens des plaines. Elle avait lieu une fois par an pendant le solstice d'été. La célébration pouvait durer quatre à huit jours. Elle voulait démontrer qu'il existait une continuité entre la vie et la mort, que la mort n' était pas une fin en soit mais faisait partie d'un cycle.
Un chaman était chargé de la cérémonie. Il donnait ses instructions pour la construction de la loge de la danse. Les hommes les plus importants de la tribu devaient se mettre en quête d'un arbre dont la cime se terminait en forme de fourche. Cet arbre servait de mât central. Des guerriers devaient ensuite l' attaquer avec leurs fusils et leurs arcs et une fois qu'il était "mort", il était coupé. Puis on plaçait dans la fourche un paquet qui contenait des broussailles, de la peau de bison, du tabac. On plaçait également les effigies du bison et de l'homme, de larges bandes d' étoffes aux couleurs symbolisant les directions géographiques. Ensuite, l'arbre était transporté sur les lieux de la cérémonie. On sacrifiait alors un bison. Sa tête avec la peau du corps était attachées tout en haut du mât. La tête de bison était tournée vers l'est, vers le soleil levant. Le mât représentait le centre du monde, reliant le ciel à la terre. La structure entourant l'arbre était construite par le danseur principal et les hommes de son clan. A environ 25 mètres du mât, ils plantaient en rond 28 piliers correspondants aux 28 côtes du bison. Des perches étaient fixées à leurs cimes puis reliées au mât central. La fourche du mât représente le nid d'un aigle, un des animaux sacrés chez les indiens; parce qu'il peut voler très haut, c'est l'oiseau qui se rapproche le plus du soleil. C'est pour cela qu'il est le lien entre l'Homme et le Ciel, messager qui porte les prières des hommes jusqu'à Dieu (Wakatanka). L'aigle facilite la communication avec les Esprits pendant la Danse du Soleil. Les plumes de l'aigle sont aussi curatives, ainsi le chaman va toucher l'arbre-mât avec une plume d'aigle qu'il va ensuite appliquer sur le corps d'un malade, transférant ainsi l' énergie du mât au malade. Rituel en l'honneur du bison L'autre animal sacré des indiens est le bison, il apparaissait souvent au début du rituel. Les indiens Shoshone croyaient que c'était le bison qui avait enseigné à l'homme les rituels de la Danse du soleil. On dédiait des chants et des danses à cet animal parce qu'il symbolisait la vie. Les indiens dépendaient du bison pour manger, s' habiller, fabriquer leurs tipis, armes et ustensiles. Suivant les tribus, le bison participait de différentes façons à la Danse du Soleil. Les Cheyennes avaient décrété que tous les objets sacrés introduits dans la Danse du Soleil étaient liés au bison. Les Sioux Lakota plaçait un pénis séché de bison contre le mât-soleil pour décupler la virilité des danseurs. Le crâne de bison était utilisé comme une entité à part entière dans le déroulement de la danse. Les Cheyennes remplissaient les cavités des yeux et du nez d'un crâne de bison avec de l'herbe qui représente de la nourriture en abondance pour cet animal, et donc aussi pour les hommes. Les Sioux Dakota croyaient que les os se régénèrent en un nouveau bison parce que l' âme se trouve dans les os. Réduire une chose vivante à un état de squelette c'est lui permettre de rentrer à nouveau dans la vie, c'est une renaissance spirituelle. Pendant la Danse du Soleil le bison apparaissait souvent dans des visions; un danseur pouvait défier un bison en le chargeant mais le bison pouvait également assommer un danseur. Si un danseur perdait connaissance trop longtemps, cela signifiait qu'il avait eut trop peur d' affronter le bison. Chaque participant devait défier le bison, c'est lui qui décidait alors si cette personne valait la peine que ses prières soient écoutées. Si dans ce face à face spirituel, le danseur pouvait voir la foule tout autour à travers l' oeil du bison, cela voulait dire que lui et le bison ne faisait plus qu'un. La Danse du Soleil c'est aussi résoudre un conflit interne: respecter le bison qui est un animal sage et puissant mais devoir le tuer pour survivre. L' adoration du bison permettait de le traiter avec respect, de lui redonner la vie que le chasseur devait prendre pour se nourrir. Les indiens pensaient aussi que le bison fait don de lui-même pour leur permettre de vivre, il est donc normal de lui donner quelque chose en retour, en signe de gratitude. Le sacrifice par le jeûne, la soif et l'auto-flagélation étaient autant de gestes de gratitude envers lui. Déroulement de la Danse du Soleil Le don de son corps était vu comme le plus grand des sacrifices. Chaque participant se présentait devant l'homme-médecine qui pinçait entre son index et son pouce une partie de la peau de leur poitrine. Avec un couteau aiguisé, il transperçait cette partie et y glissait une baguette en os ou en bois. Cette "broche" était ensuite liée à l' aide d'une lanière de cuir au mât sacré. Ces lanières sont censées représenter les rayons de lumière émanant du Grand Esprit. L'homme devait ensuite se libérer en tirant sur cette lanière. Il y avait trois manières d' offrir sa souffrance: fixer le soleil en étant percé, en étant suspendu, ou en tirant des crânes de bisons accrochés aux lanières qui étaient fixées dans le dos. Il était aussi possible aux danseurs d' offrir des morceaux de leur chair aux parents ou amis. Cette auto-torture symbolisait une renaissance. La douleur représentant la mort, la libération de cette entrave symbolisait la résurrection, physique et spirituelle de l'homme, des bisons mais aussi de tout l' univers. Quand les danseurs étaient tous libérés, la Danse du Soleil était terminée. On allongeait alors les danseurs sur des lits de sauge où ils continuaient à jeûner et racontaient leurs visions au chaman. On en faisait de nouvelles chansons, de nouveau pas de danses. On en tirait même des prophéties. Quand la tribu était prête à lever le camp, les objets sacrés étaient disposés en pile au pied du mât. On ne les emmenait pas parce qu'ils étaient bien trop sacrés pour être utilisé à nouveau. Ces objets retournaient à la nature. Afin de déposséder les indiens de leurs traditions et de leurs coutumes, les autorités américaines se servir de l' aspect mutilant de cette pratique pour interdire la Danse du Soleil et autres rites tribaux en 1881. La pratique continua dans la clandestinité jus qu'en 1934, date à laquelle l' interdiction fut levée par le "Indian Reorganization Act". |
Le destin des Indiens d'Amérique annonçait celui de l'ensemble des habitants de la planète qui assistent impuissants à la destruction de leur environnement, après la confiscation de leur espace et de leurs ressources.
Le message des Indiens est aussi une source de sagesse, fondée sur le respect de la nature et la compréhension de "l'Esprit qui est en toute chose"...
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"Nous avons toujours eu beaucoup; nos enfants n'ont jamais pleuré de faim, notre peuple n'a jamais manqué de rien... Les rapides de Rock River nous fournissaient un excellent poisson, et la terre très fertile a toujours porté de bonnes récoltes de maïs, de haricots, ce citrouilles, de courges... Ici était notre village depuis plus de 100 ans pendant lesquels nous avons tenu la vallée sans qu'elle nous fût jamais disputée. Si un prophète était venu à notre village en ce temps-là nous prédire ce qui allait advenir, et ce qui est advenu, personne dans le village ne l'aurait cru." Black Hawk, chef indien Chef indien au gouverneur de Pennsylvanie en 1796 L'homme n'a pas tissé la toile de la vie, il n'est qu'un fil de tissu. Tout ce qu'il fait à la toile, il le fait à lui-même." Seattle, chef indien Suquamish Le vieux Lakota était un sage. Il savait que le coeur de l'homme éloigné de la nature devient dur. Il savait que l'oubli du respect dû à tout ce qui pousse et à ce qui vit amène également à ne plus respecter l'homme. Aussi maintenait-il les jeunes sous la douce influence de la nature." Standing Bear, chef Lakota (Sioux) "Nous voyons la main du Grand Esprit dans presque tout: le soleil, la lune, les arbres, le vent et les montagnes; parfois nous l'approchons par leur intermédiaire. (...) Nous croyons en l'Etre Suprême, d'une foi bien plus forte que celle de bien des Blancs qui nous ont traité de païens... Les Indiens vivant près de la nature et du Maître de la nature ne vivent pas d'ans l'obscurité.
Saviez-vous que les arbres parlent? Ils le font pourtant ! Ils se parlent entre eux et vous parleront si vous écoutez. L'ennui avec les Blancs, c'est qu'ils n'écoutent pas ! Ils n'ont jamais écouté les Indiens, aussi je suppose qu'ils n'écouteront pas non plus les autres voix de la nature. Pourtant, les arbres m'ont beaucoup appris: tantôt sur le temps, tantôt sur les animaux, tantôt sur le Grand Esprit."
Tatanga Mani (ou Walking Buffalo), indien Stoney (Canada)
"Les Blancs se moquent de la terre, du daim ou de l'ours. Lorsque nous, Indiens, cherchons les racines, nous faisons de petits trous. Lorsque nous édifions nos tipis, nous faisons de petits trous. Nous n'utilisons que le bois mort.
L'homme blanc, lui, retourne le sol, abat les arbres, détruit tout. L'arbre dit « Arrête, je suis blessé, ne me fais pas mal ». Mais il l'abat et le débite. L'esprit de la terre le hait. Il arrache les arbres et les ébranle jusqu'à leurs racines. Il scie les arbres. Cela leur fait mal. Les Indiens ne font jamais de mal, alors que l'homme blanc démolit tout. Il fait exploser les rochers et les laisse épars sur le sol. La roche dit « Arrête, tu me fais mal ». Mais l'homme blanc n'y fait pas attention. Quand les Indiens utilisent les pierres, ils les prennent petites et rondes pour y faire leur feu... Comment l'esprit de la terre pourrait-il aimer l'homme blanc?... Partout où il la touche, il y laisse une plaie."
Vieille sage Wintu (Indiens de Californie)
Hehaka Sapa, grand chef Sioux
"Vous avez remarqué que toute chose faite par un indien est dans un cercle. Nos tipis étaient ronds comme des nids d'oiseaux et toujours disposés en cercle. Il en est ainsi parce que le pouvoir de l'Univers agit selon des cercles et que toute chose tend à être ronde. Dans l'ancien temps, lorsque nous étions un peuple fort et heureux, tout notre pouvoir venait du cercle sacré de la nation, et tant qu'il ne fut pas brisé.
Tout ce que fait le pouvoir de l'Univers se fait dans un cercle. Le ciel est rond et j'ai entendu dire que la terre est ronde comme une balle et que toutes les étoiles le sont aussi. Les oiseaux font leur nid en cercle parce qu'ils ont la même religion que nous. Le soleil s'élève et redescend dans un cercle, la lune fait de même, et tous deux sont rond.
Même les saisons forment un grand cercle dans leur changements et reviennent toujours là où elles étaient. La vie de l'homme est dans un cercle de l'enfance jusqu'à l'enfance, et ainsi en est-il pour chaque chose où l'énergie se meut."
Hehaka Sapa, ou Black Elk, indien Oglala, branche des Dakotas (Sioux)
L'homme blanc n'obéit pas au Grand Esprit. C'est pourquoi nous ne pouvons être d'accord avec lui."
Flying Hawk, chef Sioux du clan des Oglalas
Standing Bear, chef Lakota (Sioux)
Chef indien Blackfeet (Pieds-Noirs)
"Mes jeunes gens ne travailleront jamais. Smohalla, chef indien Sokulls
Vous autres, hommes blancs, vous pouvez travailler si vous le voulez. Nous ne vous gênons nullement. Mais à nouveau vous nous dites « pourquoi ne devenez-vous pas civilisés? » Nous ne voulons pas de votre civilisation ! Nous voulons vivre comme le faisaient nos pères et leurs pères avant eux."
Crazy Horse, grand chef Sioux du clan Oglalas
En vérité mon cher frère, je te plains du plus profond de mon âme. Suis mon conseil et devient Huron. Je vois clairement la profonde différence entre ma condition et la tienne. Je suis le maître de ma condition. Je suis le maître de mon corps, j'ai l'entière disposition de moi-même, je fais ce qui me plaît, je suis le premier et le dernier de ma nation, je ne crains absolument aucun homme, je dépends seulement du Grand Esprit.
Il n'en est pas de même pour toi. Ton corps aussi bien que ton âme sont condamnés à dépendre de ton grand capitaine, ton vice-roi dispose de toi. Tu n'as pas la liberté de faire ce que tu as dans l'esprit. Tu as peur des voleurs, des assassins, des faux-témoins, etc. Et tu dépends d'une infinité de personne dont la place est située au-dessus de la tienne. N'est-ce pas vrai ?"
Kondiarionk, chef Huron, s'adressant au baron de Lahontan, lieutenant français en Terre-Neuve
"Les hommes blancs annonçaient bien haut que leurs lois étaient faites pour tout le monde, mais il devint tout de suite clair que, tout en espérant nous les faire adopter, ils ne se gênaient pas pour les briser eux-mêmes.
Leurs sages nous conseillaient d'adopter leur religion mais nous découvrîmes vite qu'il en existant un grand nombre. Nous ne pouvions les comprendre, et deux hommes blancs étaient rarement d'accord sur celle qu'il fallait prendre. Cela nous gêna beaucoup jusqu'au jour où nous comprîmes que l'homme blanc ne prenait pas plus sa religion au sérieux que ses lois. Ils les gardait à portée de la main, comme des instruments, pour les employer à sa guise dans ses rapports avec les étrangers."
Pachgantschilhilas, chef des Delawares
A moins que les tribus ne se liguent unanimement pour modérer les ambitions et l'avidité des Blancs, ils nous auront bientôt tous conquis et désunis, nous serons chassés de notre pays natal et éparpillés comme les feuilles d'automne par le vent."
Tecumseh, chef Shawnee, en 1812
Roman Nose, chef-guerrier des Cheyennes, s'adressant au général Palmer en 1866 dans le Kansas
"Regardez mes frères, le printemps est venu, la terre a reçu les baisers du soleil et nous verrons bientôt les fruits de cet amour. Chaque graine est éveillée, et de même, tout animal est en vie. C'est à ce pouvoir mystérieux que nous devons nous aussi notre existence. C'est pourquoi nous concédons à nos voisins, même nos voisins animaux, autant de droit qu'à nous d'habiter cette terre.
Cependant écoutez-moi mes frères, nous devons maintenant compter avec une autre race, petite et faible quand nos pères l'ont rencontrée pour la première fois, mais aujourd'hui, elle est devenue tyrannique. Fort étrangement, ils ont dans l'esprit la volonté de cultiver le sol, et l'amour de posséder est chez eux une maladie. Ce peuple a fait des lois que les riches peuvent briser mais non les pauvres. Ils prélèvent des taxes sur les pauvres et les faibles pour entretenir les riches qui gouvernent. Ils revendiquent notre mère à tous, la terre, pour eux seuls et ils se barricadent contre leurs voisins. Ils défigurent la terre avec leurs constructions et leurs rebuts. Cette nation est comme le torrent de neige fondue qui sort de son lit et détruit tout sur son passage."
Tatanka Yotanka, ou Sitting Bull, grand chef Sioux
Frère, continue à écouter. Tu te dis envoyé ici pour nous apprendre à rendre le culte au Grand Esprit d'une manière qui lui soit agréable. Et tu prétends que si nous n'adoptons pas la religion que vous les Blancs vous prêchez, nous seront malheureux ici-bas. Tu dis être dans le vrai et que nous sommes perdus. Comment pourrions-nous vérifier la vérité de tes paroles? (...)
Frère, tu dis qu'il n'y a qu'une seule façon d'adorer et de servir le Grand Esprit. Si il n'y a qu'une religion, pourquoi le peuple blanc est-il si partagé à ce sujet? Nous savons que votre religion est écrite dans un livre. Pourquoi n'êtes-vous pas tous d'accord, si vous pouvez tous lire le livre?
Frère, nous ne comprenons pas ces choses. On nous dit que ta religion a été donnée à tes ancêtres, et s'est transmise de père en fils. Nous aussi nous avons une religion que nos ancêtres ont reçue et nous ont transmise, à nous, leurs enfants. Nous rendons le culte de cette manière. Il nous apprend à être reconnaissants pour toutes les faveurs que nous recevons, à nous aimer les uns les autres et à être unis. Nous ne nous querellons jamais à propos de religion parce que c'est un sujet qui concerne chaque homme devant le Grand Esprit."
Sa-go-ye-wat-ha, ou Red Jacket, chef Seneca (Iroquois) et grand orateur des Six Nations
Il y a de nombreux hivers, nos sages ancêtres ont prédit qu'un grand monstre aux yeux blancs viendrait de l'Est, et qu'eu fur et à mesure qu'il avancerait il dévorerait la terre. Ce monstre, c'est la race blanche, et la prédiction est proche de son accomplissement."
O-no'-sa, chef indien
La vérité, c'est qu'ils voulaient nous transformer. Les cheveux courts étant la marque distinctive de l'homme blanc, on nous l'imposa, alors que lui-même conservait sa propre coutume de se laisser pousser les poils du visage."
Standing Bear, chef indien Lakota
Nous sommes des prisonniers de guerre tant que nous attendons ici. Mais il y a un autre monde."
Hehaka, ou Black Elk (Wapiti Noir), indien Sioux
Chiyesa, écrivain indien contemporain
Si vous preniez tous vos livres et les étendez sous le soleil, en laissant pendant quelque temps la pluie, la neige et les insectes accomplir leur oeuvre, il n'en restera plus rien. Mais le Grand Esprit nous a fourni la possibilité, à vous et à moi, d'étudier à l'université de la nature les forêts, les rivières, les montagnes, et les animaux dont nous faisons partie."
Tatanga Mani (ou Walking Buffalo), indien Stoney (Canada)
"L'homme blanc, dans son indifférence pour la signification de la nature, a profané la face de notre Mère la Terre. L'avance technologique de l'homme blanc s'est révélée comme une conséquence de son manque d'intérêt pour la voie spirituelle, et pour la signification de tout ce qui vit. L'appétit de l'homme blanc pour la possession matérielle et le pouvoir l'a aveuglé sur le mal qu'il a causé à notre Mère la Terre, dans sa recherche de ce qu'il appelle les ressources naturelles. Et la voie du Grand Esprit est devenue difficile à voir pour presque tous les hommes, et même pour beaucoup d'Indiens qui ont choisi de suivre la voie de l'homme blanc.
Aujourd'hui, les terres sacrées où vivent les Hopis sont profanées par des hommes qui cherchent du charbon et de l'eau dans notre sol, afin de créer plus d'énergie pour les villes de l'homme blanc. On ne doit pas permettre que cela continue. Sans quoi notre Mère la Nature réagirait de telle manière que presque tous les hommes auraient à subir la fin qui a déjà commencé. Le Grand Esprit a dit qu'on ne devait pas laisser cela arriver, même si la prédiction en a été faite à nos ancêtres. Le Grand Esprit a dit de ne pas prendre à la terre, de ne pas détruire les choses vivantes.
Aujourd'hui, presque toutes les prophéties se sont réalisées. Des routes grandes comme des rivières traversent le paysage; l'homme parle à travers un réseau de téléphone et il voyage dans le ciel avec ses avions. Deux grandes guerres ont été faites par ceux qui arborent le swastika ou le soleil levant.
Le Grand Esprit a dit que si une gourde de cendres était renversée sur la terre, beaucoup d'hommes mourraient, et que la fin de cette manière de vivre était proche. Nous interprétons cela comme les bombes atomiques lancées sur Hiroshima et Nagasaki. Nous ne voulons pas que cela se reproduise dans aucun autre pays pour aucun autre peuple; cette énergie devrait servir à des fins pacifiques, non pour la guerre.
Nous, les chefs religieux et porte-parole légitimes du peuple indépendant des Hopis, avons été chargés par le Grand Esprit d'envoyer au président des Etats-Unis et à tous les chefs spirituels une invitation à nous rencontrer pour discuter du salut de l'humanité, afin que la Paix, l'Unité et la Fraternité règnent partout où il y a des hommes."
Lettre des Indiens Hopis au président Nixon en 1970
Ces textes sont extraits du livre de T.C.Mac Luhan, "Pieds nus sur la terre sacrée", une anthologie de la philosophie, du mode de vie et de la destinée des Indiens d'Amérique du Nord.
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| Chasses à courre, pièges, appâts, poisons, fosses, battues... de tout temps, l'accueil réservé au loup est celui d'un animal nuisible. Il n'est épargné dans aucune contrée d'Amérique ou d'Europe.
En France, crée en 1520, les louvetiers sont rétribués par le roi. En 1789, on octroie à tout manant le droit de traquer l'animal par tout moyen et pour son propre compte. Il vivait encore sur 90 % du territoire il y a deux siècles. Mais toute la population rurale est liguée contre le loup. Une loi nationale de 1882 déclare la guerre aux meutes. Entre 1818 et 1929, 18.709 loups sont tués, une grosse prime étant offerte pour chaque dépouille. La disparition du loup en France est officiellement annoncée en 1939. Aujourd'hui, la destruction de l'espèce est enrayée, mais la situation reste préoccupante. S'il est encore commun dans l'Est, le loup a disparu de 11 pays d'Europe. |
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L'Espagne, où la population des loups est en expansion et compte 1.500 spécimens, se réserve un droit de régulation quantitative. Ils sont 500 en Grèce, 400 en Italie, moins de 100 en Norvège, Suède et Finlande. Deux loups, qui ont traversé la frontière, sont réapparus en France en 1992 dans le massif du Mercantour! Le W.w.f. Italia lance le "progetto lupo" en 1975. Le loup est alors classé parmi les espèces protégées. Sa population augmente enfin dans l'arc Apennin, puis dans les Alpes en 1991. La France a ratifié la Convention de Berne qui, depuis 1979, protège totalement le loup dans son habitat naturel et encourage sa réintroduction. Le loup est également inscrit en annexe 2 de la Convention de Washington sur le commerce des animaux. Son exploitation est autorisée, mais elle ne doit pas nuire à sa conservation. On compte au moins 12 loups français en 1996, répartis en deux meutes. Mais ses ennemis sont encore nombreux. Les bergers en colère demandent l'éradication du nuisible (100 moutons dévorés en 1994). Les chasseurs exigent un contrôle strict de la population des loups qui leur "vole" le gros gibier. Des chiens de montagne des Pyrénées (patou) sont donnés aux bergers pour garder ces troupeaux, des filets de protection sont installés pour les protéger et des cabanes servent de refuge aux bergers, indemnisés pour chaque animal tué. Mais le loup s' attaquant plus volontiers aux animaux faibles, malades, jeunes ou vieux, il revitalise, régule et soigne ainsi les populations d'ongulés, tel un véritable "vétérinaire naturel".
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HABITAT. D'une remarquable capacité d'adaptation, le loup peut vivre dans presque tous les environnements et climats où il trouve nourriture et tranquillité: forêt, taïga, toundra, plaine, montagne. Seul le désert et la forêt tropicale ont arrêté son expansion vers le sud. "LOOk". Le "Canis lupus" est le plus grand spécimen des canidés. Il mesure entre 100 et 150 cm de long et atteint 80 cm au garrot grâce à ses très longues pattes. De 12 à 70 kg selon les espèces, le mâle est plus gros que la femelle. Pendante, touffue et noire à son extrémité, sa queue peut mesurer 35 cm. Sa position perpétuellement basse le différencie du chien au premier coup d'oeil. Les louveteaux ont un pelage laineux foncé, qu'ils perdent rapidement. Sa couleur varie du blanc au roux et du brun au noir, mais reste pâle sur le ventre. COURSE. " C'est avec ses pieds que le loup mange ", rappelle un proverbe russe. Solides, longues et musclées, les pattes reposent sur cinq doigts pourvus de coussinets et lui permettent de pratiquer la chasse poursuite en tout terrain. Les griffes, non rétractiles, sont en croissance continue. Pendant la chasse, le prédateur a une vitesse de 70 km/h et fait des bonds de 5 mètres. DENTITION. La mâchoire du loup est puissante avec une pression de 15 kg/cm2. Ses 42 dents sont robustes et pointues. Ses incisives, petites, servent à nettoyer les os. Ses 4 canines (ou crocs) peuvent mesurer 6cm et perforer cuirs et peaux les plus épais. Les grosses prémolaires carnassières brisent facilement le fémur d'un élan adulte. Au bout de dix ans, les crocs sont usés, le loup ne peut plus s'alimenter et finit par mourir de faim. Le loup vit de 8 à 16 ans, et jusqu'à 20 ans en captivité. UNE VISION DE NUIT PARFAITE. Le regard ensorcelant du loup est dû à ses yeux plantés en oblique, dont l'iris est ambré ou blanc bleuté et réfléchit la lumière. Nyctalope comme les chats, le loup a une vision de nuit parfaite. De jour, sa vue est surtout adaptée à détecter les mouvements, mais sert peu à la chasse. UNE OUIE ET UN ODORAT EXCEPTIONNELS. Ses oreilles écartées et dressées s'orientent comme des antennes radar. Il est capable de reconnaître le hurlement d'un compagnon à 8 km de distance. Il détecte l'odeur d'un orignal à 300 mètres, et même davantage sous vent favorable. CHASSE ET NOURRITURE. Le loup quitte sa tanière, surtout la nuit, pour chasser. Nez au vent, oreilles dressées, il analyse les odeurs. La proie est traquée sans répit, encerclée avant d'être mise à mort et dévorée sur place. Les restes sont enterrés en réserve, ou rapportés à la femelle demeurée auprès de ses petits. Un loup mange de 8 à 10 kg de viande par repas. Sa digestion est si rapide qu'après une bonne sieste il est prêt à s'alimenter à nouveau dans l'heure qui suit. Mais neuf fois sur dix, le loup rentre bredouille et peut jeûner plusieurs jours de suite sans trop souffrir. |
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Notre comportement. |
| Le loup aboie, grogne, gronde, jappe et hurle. Le plus caractéristique de ces cinq cris, le hurlement, s'entend à 8 kilomètres de distance pendant parfois plus de onze secondes! Chacun dispose d'un timbre de voix particulier et peut émettre plusieurs sons de voix pour faire croire à un plus grand nombre. Les yeux clos, le museau pointé vers le ciel, par leur hurlement les loups signalent leur présence aux meutes voisines ou se rassemblent avant de se mettre en chasse. C'est ainsi que les Esquimaux savaient quand le gibier était au rendez-vous. Il aboie pour alerter ses congénères, grogne pour exprimer son désaccord. Lors de retrouvailles, à coups de langue, frottements, agitation de la queue, les loups manifestent leur amitié en jappant joyeusement. La hiérarchie impose au loup d'un rang inférieur une attitude respectueuse envers le mâle dominant soumis et craintif, il s'avance les oreilles baissées, la queue entre les pattes, s'accroupit et lui lèche le museau. Ce dernier, dans une posture de domination, reste immobile, oreilles dressées, la queue levée et la crinière hérissée, fixant le dominé de ses yeux jaunes. Pour affirmer leur territorialité, les loups laissent des messages odorants par des glandes situées sous leur queue. L'urine et les excréments du couple dominant marquent les frontières du territoire, qui s'étend de 100 à 1.000 kilomètres carrés. Les frontières sont le théâtre de combats sanglants lorsque deux meutes s'y croisent Mais les loups, avertis par les odeurs, évitent le plus souvent de s'aventurer dans ces environs hostiles. La meute est régie par un ordre social strict et durable qui accepte rarement un loup étranger. En principe, sa cohésion et sa survie dépendent de ce couple fondateur qui fait régner l'harmonie moins par son âge, sa force ou son agressivité que par sa conduite déterminée. Respecté, le couple dominant décide des directions et des déplacements, veille à la sécurité du groupe, dans le respect d'une hiérarchie établie, construite sur les qualités de chacun. Celui qui ose contester ces règles ( fait excessivement rare) doit quitter la meute. Ce marginal rejoindra les loups solitaires, jeunes ou à la recherche d'une femelle. Mais si une décision du chef est unanimement contestée, celui-ci devra se soumettre. |
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Ha !!! Ces Amours... |
| A la fin de l'hiver vient la saison des amours. Le couple privilégié est le seul à se reproduire. La femelle dominante n'a pas de rivale pendant ces trois semaines elle émet une sécrétion qui inhibe l'excitation des autres femelles, leur interdisant ainsi de devenir désirable. Le mâle n'a donc aucun mérite à être fidèle. Bouleversant la vie de la meute, ce droit est parfois revendiqué par un autre mâle qui entre en compétition et défie le maître pour devenir le géniteur. Généralement, à moins d'en arriver à des affrontements violents, à l'exclusion ou à la mort, le trouble-fête ne fera que différer l'accouplement Mais si son compagnon est absent, la femelle n aura aucun scrupule à s'accoupler avec un autre mâle. Le centre de la famille est donc constitué par la femelle dominante. Les autres membres de la meute participent aux expéditions de chasse et à l'éducation des louveteaux. Le loup et la louve se choisissent et se courtisent avec une étonnante tendresse. Les rituels amoureux sont très expressifs baisers, mordillements, petits coups de langue. La louve se frotte contre le mâle, pose ses pattes sur son dos et sa tête sur ses épaules. L'accouplement a lieu deux ou trois fois par jour pendant toute la saison des amours. Quelques semaines avant d'accoucher, la louve prépare plusieurs tanières à proximité d'un point d'eau. Elle enterre des provisions de viande. Après 61 à 63jours de gestation, elle met bas une portée de quatre à sept louveteaux qu'elle allaitera de ses huit mamelles pendant trois semaines. Aveugles et sourds à la naissance, ils sont tous noirs, pèsent entre 300 et 500 grammes et couinent à la recherche de lait et d'une source de chaleur. Postés aux alentours, à l'entrée de la tanière, le mâle et sa meute montent la garde avec une application et une patience de nourrices. Les petits ouvrent les yeux au bout d'un mois et, à partir de 7 mois, suivent la meute à la découverte du monde. Le petit lutte pour survivre, apprenant les lois de la vie dans les jeux avec ses frères et soeurs. Mais jusqu'à 10 mois, 50 à 80% d'entre eux trouvent la mort, victimes des aigles et des grands ducs. A cet âge, les survivants ont atteint leur taille définitive et prennent place dans la hiérarchie. L'harmonie règne alors jusqu'à la prochaine saison des amours. La femelle, mature à 2 ans, et le mâle à 3, se mettent à la recherche d'un territoire et d'un(e) partenaire pour fonder leur propre meute. |
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| En regardant dans mes yeux, S'il-te-plaît souviens-toi que je suis timide. Tu n'as rien à craindre. Car c'est l'homme qui nous a mis sur terre ensemble... Mon voeux serait de ne pas être si incompris. Après-tout c'est l'homme qui dit que je ne suis pas bon. Si l'homme pouvait prendre le temps d'apprendre comment Je suis réellement. Peut-être aurais-je la chance de demeurer de ce monde S'il ne tue pas ma famille. C'est votre choix de m'aider. À ce que les hommes voient, Que je ne suis pas un tueur comme on vous l'a fais croire. Je veux être compris et être libre... B Schmitz (traduit de l'anglais) |
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Ara Macao
NOM (genre, espèce) : Ara Macao
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Baleine à bosse
Bison d'Amérique
NOM (genre, espèce) : Bison bison
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FAMILLE : Psittacidés
ORDRE : Psittaciformes
CLASSE : Oiseaux
LONGUEUR : 85cm, dont 50cm pour la queue
POIDS : 850g en moyenne
HABITAT : Forêt dense
RÉGIME ALIMENTAIRE : Fruits, graines, noix
SAISON DE REPRODUCTION : Fixe mais données imprécises
DURÉE D' INCUBATION : 4 à 5 semaines
NOMBRE DE JEUNES PAR COUVÉE : 2 ou 3
LONGÉVITÉ : 80 ans et plus en captivité
EFFECTIFS : Inconnu. En diminution
STATUT, PROTECTION : Menacé. Commerce interdit
FAMILLE : Balénoptéridé
ORDRE : Cétacés mysticètes
CLASSE : Mammifères
TAILLE : 19m
POIDS : 48 tonnes
HABITAT : Tous les océans
RÉGIME ALIMENTAIRE : Krill et petits poissons
SAISON DE REPRODUCTION : Principalement l'hiver
DURÉE DE GESTATION : De 11 à 12 mois
NOMBRE DE JEUNES PAR PORTÉE : 1
POIDS À LA NAISSANCE : 900 à 1200kg
ALLAITEMENT: De 10 à 11 mois
ESPÉRANCE DE VIE : 30 ans
EFFECTIFS : 10 000
STATUT, PROTECTION : Menacé. Chasse totalement interdite
FAMILLE : Bovidés
ORDRE : Artiodactyles
CLASSE : Mammifères
LONGUEUR : 2,20 à 3m
POIDS : Mâle: 900kg à 1,350 tonne femelle: 500kg
HABITAT : Prairies herbeuses
RÉGIME ALIMENTAIRE : Végétarien
SAISON DE REPRODUCTION : Juillet à septembre
DURÉE DE GESTATION : 9 mois
NOMBRE DE JEUNES PAR PORTÉE : 1
LONGÉVITÉ : 18 à 22 ans
EFFECTIFS : 60 000 environ
STATUT, PROTECTION : Menacé. Commerce interdit
Les Navajos et les Apaches font alors leur apparition dans la région du Colorado et du Grand Canyon. Leur civilisation guerrière repose sur l’audace, le courage et la ruse et valorisent fortement l’exploit individuel. Leurs magnifiques parures de plumes et de peaux brodées et colorées sont les ornements des "braves". Les Apaches garderont intactes ces traditions jusqu’à la fin du XIXe siècle. Les Navajos en revanche, au contact des Hopis et des Zunis, adoptent certaines de leurs pratiques, s’essayent à la culture et se sédentarisent partiellement.
La chronologie.
1540
Les Espagnols arrivent au Nouveau-Mexique
1682
Cavelier de la Salle prend possession de la Louisiane pour le roi Louis XIV
1764
Les Français fondent Saint- Louis
1776
Indépendance des Etats- Unis
1806
Expédition Lewis et Clark de Saint-Louis au Pacifique.
1807- 1840
Epoque de la fourrure dans le Grand Ouest.
1822- 1846
Epoque du commerce de Santa Fé
1824
Création du Bureau des Affaires Indiennes (BIA : Bureau of Indian Affairs).
1829
La dernière femme de la tribu Béothuk décède au Canada.
1836
Massacre de la garnison de l'Alamo, à San Antonio ( Texas)
1837
Une épidémie de variole décime les Mandans au Missouri.
1838
Les Cherokee (Tsalagi) sont déportés en Oklahoma, c'est "la Piste des Larmes".
1847
Les Mormons ouvrent la piste des chariots pour l'Ouest et fondent Salt Lake City (Utah)
1848
Découverte de l'or en Californie.
1849
Ruée vers l'or de la Californie et fondation de San Francisco
1852 - 1862
Création de compagnies de diligences.
1857
Bataille de la Platte opposant l'armée aux Cheyenne.
1860
Début de l'extermination des bisons.
Epoque du " Pony Express"
1862
Soulèvement des Sioux Santee sous la conduite du chef Little Crow.
Le 26 décembre, une quarantaine de Sioux Santee ayant participé au soulèvement, sont pendus à Fort Snelling.
1863
Le 1er janvier, mort de Mangas Coloradas chef des Apaches Gilas.
1863 - 1869
Construction du premier chemin de fer transcontinental
1864
En novembre, Massacre de Sand Creek : le Campement Cheyenne est attaqué par l'armée américaine.
1866
Le chef Crazy Horse mène l'attaque des Sioux contre le fort Phil Kearney.
1866- 1890
Epoque du cow-boy
1868
Le 8 novembre, massacre des Cheyenne du camp du chef Black Kettle sur la Washita river.
1870-1890
Les fermiers s'installent dans l'Ouest
1870
Massacre des BlackFeet à Marias River.
1872
En novembre, début de la guerre entre l'armée et les Modocs en Californie.
1873
En janvier, bataille de la Forteresse entre l'armée et les Modocs.
Le 11 avril, le chef Modoc Captain Jack abat le général Canby lors de négociations de paix.
Le 3 juin, l'armée capture le chef Captain Jack.
Le 3 octobre, pendaison de Captain Jack.
1874
Mort du chef Apache Cochise.
Attaque d'un camp de chasseurs de bisons à Adobe Walls par le chef Quanah Parker à la tête de 700 guerriers Comanches
1875
Mort du chef Kiowa Kicking Bird.
1876
Le 25 juin, le régiment de cavalerie du général Custer est anéanti par les Sioux et les Cheyennes sous la conduite des chefs Sitting Bull et Crazy Horse lors de la bataille de Little Big Horn.
1877
Début de la poursuite légendaire des Nez Percés par l'armée américaine.
Le 17 juin, bataille de White Bird Canyon opposant l'armée au Nez Percés.
Le 11 juillet, les Nez percés repoussent l'armée à la bataille de Clear Water Creek.
En août, les Nez Percés s'opposent à nouveau à l'armée à la bataille de Big Hole.
Fin septembre début octobre, le chef Nez Percés Looking Glas trouve la mort à la bataille des monts Bear Paw.
Le 7 septembre, le chef Sioux Crazy Horse meurt transpercé par une baïonnette alors qu'il venait de se rendre.
Le 30 septembre débute la dernière bataille entre les Nez Percés et l'armée au mont Bear Paw près de Snake Creek à seulement une soixantaine de km de la frontière canadienne.
Le 4 octobre, Chef Joseph décide de se rendre à l'armée, fin de la fuite des Nez Percés.
1878
Mort de Satanta chef de guerre des Kiowa.
1880
Mort de Victorio chef des Apaches Mimbres.
1883
Le chef Apache Geronimo se rend une première fois.
1885
Geronimo reprend la lutte.
1886
Le Chef Geronimo se rend définitivement, fin de la résistance Apache.
1889
En janvier, vision du Shamane Paiute Wovoka qui inspira la danse des esprits et la dernière tentative de rébellion des Sioux.
1890
Le 15 décembre, Sitting Bull, chef spirituel des Sioux Hunkpapa est abattu par les soldats.
Le 29 décembre, massacre des Sioux Minneconjus à Wounded Knee Creek et mort du Chef Big Foot, fin de la résistance indienne.
1904
Mort du chef des Nez Percés Chef Joseph.
1909
Mort du grand chef Apache Geronimo.
1911
Mort du chef Comanche Quanah Parker.
Fondation de l'Américan Indian Association.
1968
Naissance de L'Américan Indian Movement (AIM).
1973
Occupation armée du site de Wounded Knee par quelques 300 Amérindiens dont des membres de l'AIM et création de la Nation Indépendante des Oglalas.
Maladies génétiques et chromosomiques
Qu’est ce qu’un gène : Séquence d’ADN qui est présent dans le chromosome donc dans les cellules de reproduction. Un gène est donc un élément du chromosome conditionnant la transmission d’un caractère héréditaire.
L’être humain possède entre 25000 à 40000 gènes, la substance chimique qui compose le gène s’appelle l’ADN.
Les gènes sont contenus dans le chromosome qui est en quelque sorte la carte d’identité de chaque individu, et qui va déterminer les caractéristiques principales de l’hérédité : couleur de la peau, des yeux, la taille etc...
Une fois compris que la génétique est la science de l’hérédité, voyons comment se passent les choses sur le plan de la fécondation
Tout d’abord l’être humain possède 23 paires de chromosomes sexuels qui déterminent le sexe
23 XX pour la femme
23 XY pour l’homme
Il va se produire un échange entre les paires par la rencontre des gamètes ( ovule et spermatozoide) et c’est là que risque d’intervenir le défaut de fonctionnement du gène
Ex la trisomie qui touche la 21ème paire : mongolisme
Le syndrome de turner 1 seul X : femme mais stérile
La maladie de klinefelter avec XXY : homme stérile
D’autres maladies sont connues pour être d’origine génétique
- la mucoviscidose
- la danse de Saint-Guy
QUEL EST LE ROLE DE L’AFM ET POURQUOI LE TELETHON
Les maladies d’origine génétiques nous concernent tous. Elles touchent entre 4 à 6 % de la population soit 3 millions de français.
Ces maladies (environ 7000) ont en commun de ne pas avoir de traitement curatif car aucun diagnostic précis ne peut être fait à ce jour quand à la cause
Prenons l’exemple des maladies neuromusculaires : il en existe 200 regroupées sous l’appellation de myopathies, la plus connue étant la myopathie de DUCHENE, mais il existe d’autres formes qui touchent les ceintures et qui sont très invalidantes comme la myopathie de LANDOUZY DEJERINE Elles sont héréditaires selon un mode dominant ou récessif selon que le gène malade soit un X ou un Y mais c’est tout ce qu’on sait. On évalue à environ 110 naissances par an d’enfants atteints de la maladie de DUCHENE ; On les différencie selon le groupe de muscles touchés et l’évolution.
Grâce aux moyens financiers obtenus par le téléthon, l’AFM a mis en œuvre des programmes de recherche pour comprendre l’origine des ces maladies notamment avec la création d’un laboratoire appelé généthon Déjà plus de 700 maladies ont été identifiés grâce à la découverte du gène responsable. Une goutte d’eau répondrez-vous ? Pas du tout car L’AFM mène aussi des actions pour favoriser la prise en charge, l’autonomie et la citoyenneté de toutes ces personnes handicapées ce qui soulage d’autant les familles.
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GENETHON
Généthon est un laboratoire de recherche financé en quasi-totalité par l'AFM (Association française contre les myopathies) grâce aux dons du Téléthon.
Depuis 1997, Généthon a orienté ses activités scientifiques vers les thérapies géniques et cellulaires, et leurs applications aux maladies rares.
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Un programme de vectorologie a été mis en place à Généthon dès janvier 1997 afin de développer des vecteurs utilisés pour transporter le gène thérapeutique dans la cellule. |
Les enfants ont des droits !
En 1999, l'Organisation Internationale du Travail adopte la Convention n°182 sur l'interdiction et l'action immédiate pour l'élimination des pires formes du travail des enfants.
En 1989, la Convention relative aux droits de l'Enfant affirme (Art. 32) : «1. Les Etats parties reconnaissent le droit de l'enfant d'être protégé contre l'exploitation économique et n'être astreint à aucun travail comportant des risques ou susceptibles de compromettre son éducation ou de nuire à son développement physique, mental, spirituel, moral ou social. 2. Les Etats parties prennent des mesures législatives, administratives, sociales et éducatives pour assurer l'application du présent article. A cette fin, et compte tenu des dispositions pertinentes des autres instruments internationaux, les Etats parties, en particulier : a. fixent un âge minimum ou des âges minimums d'admission à l'emploi ; b. prévoient une réglementation appropriée des horaires de travail et des conditions d'emploi ; c. prévoient des peines ou autres sanctions appropriées pour assurer l'application effective du présent article. »
La Convention n°138 de l'OIT entre en vigueur en 1976 ; elle fixe à 15 ans l'âge minimum d'admission à l'emploi et spécifie qu'aucun enfant de moins de 18 ans ne doit être occupé à des tâches dangereuses.
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Depuis 1995, un collectif lutte contre l'exploitation des enfants, l'esclavage, la répression anti-syndicale et pour une consommation éthique.
« La Fédération Internationale des Travailleurs du Textile, de l'Habillement et du Cuir (FITTHC) cite l'exemple d'une usine du Bangladesh produisant des chemises exportées aux Etats-Unis. 60 % des employés ont moins de 13 ans. Ils travaillent 14 heures par jour et perdent une journée de salaire s'ils arrivent à l'usine ne serait-ce qu'avec 1 minute de retard ! 2 ou 3 fois par semaine, ils doivent faire des heures supplémentaires et travailler de nuit. »
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250 millions d'enfants de 5 à 14 ans sont obligés de travailler, surtout en Afrique et en Asie parce qu'il faut manger tous les jours. Ils sont souvent traités comme des esclaves.
En Afrique 1 enfant sur 3 travaille; en Amérique Latine, c'est 1 enfant sur 5, et ils travaillent tous les jours.
A Oslo (en Norvège) du 27 au 30 octobre 1997, il y aura une conférence qui réunit plus de 40 pays. L'UNICEF ( fonds des nations unis pour l'enfance ) et le BIT (bureau international du travail) veulent lutter contre le travail des enfants dans le monde.
Le plus souvent, les enfants font cela pour aider leurs parents qui sont pauvres. Ils n'ont pas le temps d'aller à l'école, ni de jouer, ils ne peuvent rien faire à part aller dans les mines et dormir.
D'autres enfants se prostituent (ils vendent leurs corps en échange d'argent.) Ils sont même parfois vendus et deviennent de vrais esclaves. C'est ce délire qu'Oslo voudrait arrêter.
Faisant le point sur le travail des enfants en juin 2005,
le Département de la communication du BIT évalue, dans ses faits et chiffres, que la plupart des enfants travaillent dans le secteur informel, sans protection légale ou réglementaire :
• 70 % dans l'agriculture, la chasse et la pêche commerciales ou la foresterie;
• 80 % dans le secteur manufacturier;
• 8 % dans le commerce de gros et détail, la restauration et l'hôtellerie;
• 7 % dans les services communautaires, sociaux et personnels, comme le travail domestique.
D'après le point sur le travail des enfants de juin 2005,
8,4 millions d'enfants sont victimes des pires formes d’esclavage, de la servitude pour dettes, de la prostitution, de la pornographie et d'autres activités illicites.
1,2 million de ces enfants ont été victimes de trafic des êtres humains.
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